Valérie Trierweiler virée de Paris Match : le groupe Lagardère condamné

Victoire pour Valérie Trierweiler. La journaliste et ex-compagne de l’ancien président François Hollande, évincée par le groupe Lagardère en 2020, a été condamnée par son ancien patron pour l’avoir licenciée “sans cause réelle et sérieuse”, selon un jugement du tribunal des prud’hommes de Paris. La société Lagardère Media News doit lui verser au total 141.000 euros, selon ce jugement daté du 25 avril et d’abord révélé par le site d’information Mediapart.

Celle-ci sanctionne à la fois un licenciement “sans cause réelle et sérieuse” et les “conditions vexatoires de repos”. En revanche, le conseil des prud’hommes n’a pas retenu l’un des arguments de Valérie Trierweiler, qui estimait avoir été licenciée pour “haine” de François Hollande par son prédécesseur à l’Elysée, Nicolas Sarkozy, membre du conseil de surveillance. de Lagardère. “Si le désaccord entre les deux anciens présidents de la République est de notoriété publique, (…) il n’y a aucune preuve concrète (du journaliste) sur l’existence de ces manœuvres”, conclut la sentence.

Plafond maximal des dégâts pour Trierweiler

La journaliste de 57 ans a été licenciée en juillet 2020 de Paris Match, où elle a effectué l’essentiel de sa carrière. Le motif invoqué était “l’insuffisance et la qualité insuffisante des propositions d’articles soumises à la rédaction de Paris Match”, rappelle l’arrêté. Mais “l’employeur, qui juge désormais ces articles insuffisants, mais les a publiés sans faire le moindre commentaire”, pointe le conseil de prud’hommes.

Par ailleurs, ce dernier rappelle que Paris Match a “ouvert ses archives” en 2019 au journaliste pour son livre “On donne des nouvelles”, dans lequel il a rassemblé certains de ses articles. “Après quelques mois à invoquer une prétendue défaillance professionnelle, l’employeur était donc pleinement satisfait du travail effectué par le salarié”, a jugé le conseil des prud’hommes. Pour autant, il n’a pas retenu le fait que Valérie Trierweiler a été licenciée pour son âge, faute de preuve de la volonté de “rajeunir” la rédaction de Paris Match.

En lui accordant la limite maximale des dommages et intérêts, le conseil des prud’hommes a reconnu que ce licenciement constituait un “naufrage de sa carrière”, a déclaré son avocate, Me Rachel Spire. Pour autant, elle n’est pas “allée au bout du raisonnement”, a-t-elle dit.La direction de Lagardère News n’a pas voulu commenter ni préciser si elle irait jusqu’au bout.

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