Valérie Trierweiler virée de “Paris Match” : le groupe Lagardère condamné

Le groupe Lagardère a été reconnu coupable d’avoir licencié la journaliste de Paris Match Valérie Trierweiler “sans cause réelle ou sérieuse” en 2020, selon un jugement du conseil des prud’hommes de Paris consulté mardi par l’AFP.

La société Lagardère Media News doit verser à l’ex-compagne de l’ancien président de la République François Hollande, un montant total de 141.000 euros, selon cet arrêt daté du 24 avril et d’abord révélé par le site médiatique Mediapart. Celle-ci sanctionne à la fois un licenciement “sans cause réelle et sérieuse” et les “conditions vexatoires de repos”.

Raison : la Hollande détestée par Sarkozy ?

En revanche, le conseil des prud’hommes n’a pas retenu l’un des arguments de Valérie Trierweiler, qui estimait avoir été licenciée pour “haine” de François Hollande par son prédécesseur à l’Elysée, Nicolas Sarkozy, membre du conseil de surveillance. de Lagardère.

“Si le désaccord entre les deux anciens présidents de la République est de notoriété publique, (…) il n’y a aucune preuve concrète (du journaliste) sur l’existence de ces manœuvres”, conclut la sentence.

“Manque qualitatif de propositions d’articles”

Valérie Trierweiler, 57 ans, a été licenciée en juillet 2020 de Paris Match, où elle a effectué l’essentiel de sa carrière. Le motif invoqué était “l’insuffisance et la qualité insuffisante des propositions d’articles soumises à la rédaction de Paris Match”, rappelle l’arrêté.

Mais “l’employeur, qui juge désormais ces articles insuffisants, mais les a publiés sans faire le moindre commentaire”, pointe le conseil de prud’hommes. Par ailleurs, ce dernier rappelle que Paris Match a “ouvert ses archives” en 2019 au journaliste pour son livre On donne des nouvelles, dans lequel il a rassemblé certains de ses articles. “Après quelques mois à invoquer une prétendue défaillance professionnelle, l’employeur était donc pleinement satisfait du travail effectué par le salarié”, a jugé le conseil des prud’hommes.

“Effondrement de la course”

Pour autant, il n’a pas retenu le fait que Valérie Trierweiler a été licenciée pour son âge, faute de preuve de la volonté de “rajeunir” la rédaction de Paris Match.

En lui accordant le montant maximal des dommages et intérêts, le conseil des prud’hommes a reconnu que ce licenciement était un “effondrement de sa carrière”, a déclaré à l’AFP son avocate, Rachel Spire. Pour autant, elle n’est pas “allée au bout de son raisonnement”, a-t-elle dit.

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