Préparation d’une dose de vaccin contre la variole du singe dans un centre de vaccination à Montréal, le samedi 23 juillet 2022. GRAHAM HUGHES/AP
Alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a relevé samedi son plus haut niveau d’alerte pour la virulence de l’épidémie de monkeypox, la Commission européenne a approuvé la prolongation d’un vaccin du groupe pharmaceutique bavarois Nordic contre la propagation du virus, a annoncé le laboratoire danois. . le lundi 25 juillet.
L’autorisation de Bruxelles fait suite à celle du régulateur européen, l’Agence européenne des médicaments (EMA), qui avait donné son accord ce vendredi à l’extension à la variole du singe du vaccin Imvanex, déjà autorisé depuis 2013 dans l’Union européenne (UE) contre les humains variole. .
A lire aussi : Monkey pox : comment se transmet-elle, quels sont les symptômes ?
Elle intervient également après le choix de l’OMS, ce week-end, de recourir à son plus haut niveau d’alerte sanitaire pour la septième fois seulement de son histoire, soi-disant déclenchant toute une série d’actions de la part des pays membres. En fin de semaine, plus de 16 000 cas étaient enregistrés, la plupart sur le continent européen.
Un vaccin déjà utilisé aux États-Unis contre la variole du singe
“Cette approbation pour le monkeypox est un exemple de bonne coopération entre les régulateurs nordiques et européens en Bavière, avec une prolongation des travaux qui prend normalement de six à neuf mois”, a déclaré le fabricant danois dans un communiqué. Le feu vert de la Commission est valable dans tous les États membres de l’UE, ainsi qu’en Islande, au Liechtenstein et en Norvège, a indiqué le groupe.
Le vaccin Imvanex est commercialisé sous le nom de Jynneos aux États-Unis, où il est homologué contre la variole du singe depuis 2019. Cela en fait le seul vaccin homologué pour la prévention de la maladie. Bavarian Nordic avait annoncé mi-juillet une importante nouvelle commande aux Etats-Unis, portant à 7 millions le nombre de doses commandées aux Etats-Unis. Une commande de 1,5 million de doses d’un pays européen non identifié a également été évoquée la semaine dernière.
Lire aussi : Article réservé à nos abonnés La communauté gay de New York se mobilise contre la monkey pox
Détecté pour la première fois chez l’homme en 1970, le monkeypox est moins dangereux et contagieux que son cousin le humanpox, éradiqué en 1980. Contracté par contact étroit, il disparaît généralement de lui-même après deux ou trois semaines.
La maladie, qui jusqu’à présent n’était endémique que dans certains pays africains, se caractérise par des éruptions cutanées – qui peuvent apparaître sur les organes génitaux ou dans la bouche – et peut s’accompagner de fièvre, de maux de gorge ou de douleurs dans les ganglions lymphatiques.
Dans la plupart des cas, les patients sont des hommes relativement jeunes ayant des rapports sexuels avec des hommes, mais l’OMS a fortement mis en garde contre toute stigmatisation des patients.
En France, la Haute Autorité de santé a déclaré lundi le remboursement par l’Assurance-maladie des tests, notamment PCR, de détection du virus monkeypox, précisant qu’ils ne devaient intervenir qu'”en cas de doute persistant après examen clinique”.
Écouter aussi Monkey pox : Vers une nouvelle crise sanitaire ?
Le monde avec l’AFP