Avec 33 cas déclarés en France au 1er juin 2022, le monkeypox ou infection à monkeypox guérit généralement spontanément. Les différents symptômes sont ceux que l’on retrouve habituellement lors d’une maladie infectieuse (fièvre, myalgies) auxquels s’ajoute l’apparition de lésions cutanées sur tout le corps. Semblables à la variole, éradiquée depuis 1980, ces manifestations sont moins sévères et durent en moyenne 2 à 4 semaines.
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La variole est causée par un virus à ADN du genre Orthopoxvirus (virus de la variole). Cette zoonose, endémique à l’Afrique, peut se transmettre d’homme à homme par contact avec des gouttes respiratoires (nécessité d’un face à face), des cloques sur la peau, ou des objets nouvellement contaminés.
Quel est le tableau clinique du monkeypox ?
La période d’incubation après infestation est comprise entre 5 et 21 jours. Puis les premiers symptômes apparaissent. Comme dans bon nombre d’infections virales, la personne infectée présente une fièvre accompagnée de maux de tête, de douleurs musculaires et d’asthénie. Le tableau clinique est complété par la présence d’adénopathies (hypertrophie des ganglions lymphatiques) que l’on ne retrouve habituellement pas dans d’autres pathologies virales (variole, varicelle).
Après 2 ou 3 jours, une éruption cutanée (éruption cutanée) débute sur le visage et le cou et s’étend sur tout le corps (y compris la paume des mains et la plante des pieds). Les muqueuses (bouche et organes génitaux) peuvent être atteintes. Ces lésions cutanées évoluent en différents stades allant de la papule (épiderme surélevé), à la vésicule biliaire (contenant un liquide clair), à la pustule (présence de pu) pour finir par se dessécher et former des croûtes tombantes. La guérison est généralement spontanée après quelques semaines.
Le taux de létalité du monkeypox est beaucoup plus faible (3 à 6 % dans la population générale) que celui de la variole (30 % des décès), bien que le tableau clinique reste similaire.
Comment le monkeypox est-il diagnostiqué chez l’homme?
Le diagnostic se fait par prélèvement des lésions cutanées avec détection du virus par PCR (amplification en chaîne par polymérase). La sérologie n’intervient pas dans ce cas du fait de réactions croisées (vaccin antivariolique).
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