VIDÉOS. Un lycéen du Tarn interpelle Emmanuel Macron : ce que les gendarmes ont vraiment dit à Laura

L’apostrophe de Laura, lycéenne de philosophie à Gaillac, au président de la République, jeudi 9 juin, lors de sa visite dans le Tarn et son audience par les gendarmes sur les murs de son institut devient l’un des médias les sujets. du week-end.

“Vous avez mis à la tête de l’Etat des hommes accusés de viols et de violences faites aux femmes. Pourquoi ? Répondez-moi s’il vous plaît.” Cette apostrophe à Emmanuel Macron et la visite des gendarmes et le lendemain la descente de gendarmerie : deux ingrédients pour un cocktail explosif à moins de 36 heures des législatives.

Vendredi, dans l’entretien que nous avons eu avec cette jeune fille de 18 ans qui sortait du lycée Victor Hugo de Gaillac, Laura rapportait que vendredi, en milieu de matinée, l’administration de l’établissement était venue la chercher alors qu’elle était en classe pour un entretien avec deux gendarmes dans un hall d’école.

“D’abord, ils m’ont dit qu’ils étaient là parce que j’avais dit que j’avais été agressée sexuellement. Puis j’ai entendu qu’ils me donnaient une leçon de morale. Ne parlez pas au président comme ça. C’est mieux de lui écrire.” L’entretien avec la police a duré une dizaine de minutes. La présence de gendarmes dans un institut, en pleine journée pour interroger un étudiant, a choqué de nombreux internautes.

“Nous voudrions nous excuser”

A tel point que dans la nuit de vendredi à samedi, vers minuit, le service communication de la gendarmerie nationale du Tarn a partagé un post sur sa page Facebook : « Notre action visait simplement à prendre en compte cette personne, qui s’était présentée . en tant que victime, de proposer de recueillir une éventuelle plainte ou, à défaut, d’offrir une aide, un soutien ou un soulagement de rencontrer des associations locales pour proposer une assistance. Nous voudrions nous excuser si nous voulons aller la trouver. au lycée, parler était mal perçu et elle pense que nous étions maladroits. Évidemment nous sommes à sa disposition et à sa disposition ».

Evidemment, ces explications et excuses n’apaisent pas l’incompréhension et souvent la colère des enseignants, parents de lycéens et lycéens, étonnés qu’un élève puisse être sorti de sa classe pour répondre aux gendarmes. Ce matin, à Gaillac, lors de l’inauguration d’une fresque sur un transformateur électrique, ce qui est devenu “l’affaire Laura” a été le seul sujet de conversation.

Le maire, les élus de la majorité et de l’opposition sont restés bouche bée devant deux choses : l’ampleur de cette intervention des gendarmes au niveau national et, d’autre part, l’incompréhension d’une audition par des policiers, dans un lycée. d’un étudiant. Anonyme, une bénévole d’une association locale de lutte contre les violences faites aux femmes a souligné : « Les associations spécialisées dans l’aide à la personne et les violences conjugales écoutent toujours avec attention et professionnalisme la brigade de gendarmerie de Gaillac. Nous avons même une assistante sociale dédiée à ces problématiques pour entretenir contact étroit et efficace avec cette caserne de gendarmerie ».

Cette prise de position suffira-t-elle à mettre fin à une polémique qui fait presque oublier la visite présidentielle dans le Tarn ?

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