“Cette guerre contre la drogue n’affecte pas seulement Anvers, elle a un impact sur toute la Belgique”, a-t-il déclaré lundi soir aux médias flamands. “Une approche globale est nécessaire autour du crime organisé.”
Le bourgmestre a également défendu son bilan dans la lutte contre le trafic de drogue à Anvers. “Nous avons réduit la criminalité liée à la drogue de plusieurs dizaines de pour cent. Nous sommes la métropole la plus sûre de Belgique”, s’est-il défendu.
Selon M. De Wever affirme que la résurgence de la violence dans les rues d’Anvers ces dernières semaines est le résultat de cette approche dure contre le monde de la drogue, même s’il reconnaît qu’il reste encore un long chemin à parcourir.
La ministre fédérale de l’Intérieur, Annelies Verlinden (CD&V), s’est pour sa part félicitée, dans un communiqué, que la bourgmestre d’Anvers partage sa vision sur l’importance de la collaboration.
“Cependant, organiser un Conseil national de sécurité autour de cette question maintenant n’est pas vraiment la solution”, a-t-il expliqué. “En mars, une concertation a eu lieu avec les maires de Rotterdam et d’Anvers. Des actions concrètes ont été convenues, comme une mise à jour du plan ‘Stroomplan’ de lutte contre le trafic de drogue”, précise le ministre. “Entre-temps, nous avons également renforcé la police judiciaire fédérale, et nous allons poursuivre ce mouvement. Maintenant, nous devons traduire ces accords sur le terrain, et non créer de nouvelles instances de concertation.”