A 8 heures du matin, les sapeurs-pompiers avaient effectué plus de 400 interventions depuis 22 heures, lundi 20 juin. 36 communes ont été touchées par la grêle et le vent. Trois maisons de repos ont été touchées. Une personne a dû être conduite en lieu sûr après l’effondrement du toit, mais personne n’a été blessé, selon les pompiers.
Plus aucune route n’a été coupée à 9 heures, rapporte le préfet. Mais de nombreuses coupures de courant, notamment à Saint-Martin-de-Riberac ou aux Vanxains. 12 000 foyers sont privés d’électricité. 100 agents Enedis sont mobilisés, mais la remise en service devrait durer au moins une journée, prévient Jean-Sébastien Lamontagne.
Une voiture accidentée à Riberac © Radio France – Charlotte Jousserand à lire aussi EN DIRECT – Violente grêle en Dordogne, suivez les dégâts
Il n’y a pas d’école à Ribérac
“Pas une seule toiture n’est épargnée”, selon le maire de Riberac, Nicolas Platon. « Les dégâts sont considérables. Notamment dans le groupe scolaire et à l’hôpital. Une salle polyvalente a été aménagée. Les écoles ne fermeront pas à Ribérac ce mardi, mais il n’y aura pas cours. Il n’y a pas non plus de cours au Collège Saint-Aulaye. Ce sont une trentaine de personnes qui ont dû déménager sur la commune de Ribérac. Le maire annonce qu’il demande la reconnaissance d’un état de catastrophe naturelle. Un numéro de téléphone d’urgence a été mis en place dans la commune : 05 53 92 41 51.
C’était extrêmement violent, avec de la grosse grêle, ça faisait peur. Tout le monde est sans voix. Nous sommes 1999 plus de grêle – La maire de Saint Vanxains, Joëlle Saintmartin
A Vanxains, le seul endroit où il y a un filet est près de la statue, au centre du village. Tous les habitants s’y retrouvent pour tenter de passer un coup de fil. France Bleu Périgord a rencontré Shaun, un Anglais, qui tentait de rejoindre sa famille au Royaume-Uni. Il habite la rue de la Fontaine Sainte-Marie et a eu hier soir deux mètres d’eau dans sa maison. Sa femme a failli se noyer, il a dû s’accrocher aux rideaux, raconte-t-il à France Bleu Périgord.
Appel aux bénévoles à Vanxains
Le maire du village doit faire tourner les habitants le matin, certains ont dû dormir dans la voiture. Joëlle Saintmartin explique : “Ce qu’on a vécu hier soir, c’est plus de la grêle qu’en 1999. Devant moi, ce sont des arbres qui n’ont plus de feuilles, une tourterelle tordue qui est morte…” Il appelle les bénévoles à l’aide : “Sans coup de main, on ne comprendra pas !”
Jean, un Belge habitant les Vanxains, explique : “Des grêlons sont tombés cette nuit. Ils mesuraient 5 cm. Le toit a été touché, de l’eau s’est infiltrée dans la maison. Nous avons pu dormir dans une des chambres.” Mais je n’ose pas y aller . Mon grenier ce matin.
Morgan, garagiste à Aubeterre-sur-Charente, dit avoir déjà été convoqué pour une vingtaine de dépannages automobiles depuis ce matin.
Au lieu-dit Champagnac, en Vanxains. © Radio France – Charlotte Jousserand
Grand Brassac
Les arbres n’ont plus de feuilles à Grand-Brassac. France Bleu Périgord a rencontré Solange, 73 ans : « J’ai eu la plus grande peur de ma vie. Ça a écrasé tous mes volets. Le bruit était phénoménal ! J’avais l’impression que j’allais mourir, que j’allais rejoindre mon mari. . ”
Un champ de maïs ravagé par la tempête à Grand-Brassac. © Radio France – Emmanuel Claverie