Dino Scala, qui a été jugé dans le nord de la France à Assise pour de multiples viols et agressions sexuelles, a avoué mardi à la première victime belge à témoigner, l’avoir espionnée et l’avoir visée avant de l’agresser, mais a nié lui avoir volé de l’argent.
Novembre 2005, “Mon mari est parti, mon fils a quitté la maison à 7h05, puis cinq minutes plus tard j’ai entendu la porte du garage se refermer”, raconte la femme de 64 ans, agressée à son domicile d’Erquelinnes (Hainaut ). ), une ville frontalière en Belgique. Alors qu’elle entre dans le garage, un homme “l’attrape violemment”. “Je lui dis de ne pas me brutaliser. Je n’ai vu qu’une ombre. Il m’a attaché les mains derrière le dos, lui a bandé les yeux.”
Pour moi, il avait été détecté avant
Elle attrape son sac, sort son portefeuille, “je lui dis de prendre ce qu’elle veut”, mais “je remarque que sa main glisse, je lui dis d’arrêter, et je sens sa main sur ses seins”, poursuit-elle. “En désespoir de cause, je dis : ‘N’aimerais-tu pas que nous fassions cela à ta mère ?’ “. Je l’ai giflé, “puis il arrête, il me dit de compter jusqu’à 50, il n’appelle personne et il s’en va”, raconte-t-il. L’accusé aurait volé “environ 100 euros”.
De sa cabine, Scala la regarde, impassible. Il a ensuite commenté : “L’agression est réelle et il y a eu beaucoup d’observations. C’est vrai que je l’ai attrapée et je l’ai mise au sol.” Pour plusieurs victimes entendues depuis l’ouverture de son procès, il avait contesté la suite, affirmant avoir frappé au hasard. Mais il nie “une chose : l’argent”. “Ce n’était pas une mauvaise agression, c’était une agression sexuelle”, insiste-t-il. “On a l’impression que vous êtes plus touché d’être accusé d’avoir pris 100 euros que d’avoir commis 56 viols ou agressions sexuelles”, défie le président. “C’est anecdotique, mais c’est important pour moi”, a-t-il déclaré.
Trop d’agressions sexuelles
Quant à l’enquête, il reconnaît avoir passé “des années” à Erquelinnes, où il est accusé d’avoir commis huit viols ou agressions sexuelles, que le tribunal doit examiner mardi. C’est finalement à la suite d’une agression contre un adolescent dans cette commune belge que l’accusé, surnommé le “violeur de la Sambre”, sera interpellé en 2018, grâce à des images de vidéosurveillance, au terme d’une série de 30 ans. violeur.