Le vainqueur de l’édition 2017 Esapekka Lappi a signé le meilleur temps de cette nouvelle étape avec seulement trois dixièmes d’avance sur Ott Tanak, qui prend de gros risques pour rester en tête. Le pilote Hyundai compte cinq secondes d’avance au classement général.
Craig Breen signe le troisième temps à 3,1 à seulement deux dixièmes du premier Kalle Rovanpera :
“On pousse fort mais sans prendre de risques stupides,“, reconnaît le leader de la Coupe du monde. “Lorsque vous parcourez ce terrain, vous avez parfois quelques surprises.”
Thierry Neuville n’est que 9e plus rapide à 14,5.
“Je ne peux pas aller plus vite” regrette le Belge tombé à la 8e position absolue avec 21,5 déjà. “Je ne trouverai jamais les bons paramètres pour ce type de terrain. Il y a des virages à pleine vitesse où je prends le relais car je n’ai aucune confiance en ma voiture.”
Auteur d’une bonne première spéciale ce matin, Adrien Fourmaux a dû garer son Puma sur le bord de la route, la roue avant droite arrachée avec une mauvaise corde.
ES2 : Ott Tanak prend les commandes, Solberg éliminé
La première vraie spéciale du Rallye de Finlande a rendu son verdict. Et malgré les critiques et son pessimisme sur ses chances de rivaliser avec les Toyota, Ott Tanak a signé les meilleurs temps 2,7 devant la Toyota d’Esapekka Lappi et 2,9 devant la Ford Puma de Craig Green.
“Je ne me sens pas à l’aise dans ma Hyundai, mais je dois me pousser et profiter de ma position sur la route ce matin.” confie l’Estonien qui succède à son coéquipier Thierry Neuville à la tête du Rallye, 5,3 devant Lappi et 6,0 devant Elfyn Evans. Malgré un problème d’interphone, Craig Breen est quatrième au général avec 6,8, six dixièmes devant Thierry Neuville, seulement dixième de cette deuxième spéciale :
“Je n’ai aucune adhérence quand la route est rapide” regretter notre compatriote.
Kalle Rovanpera revient en 6ème position : “Il y a plus de balayage que prévu” explique le leader de la Coupe du monde.
Bon cinquième temps dans cette spéciale pour Adrien Fourmaux avec son Puma.
Takamoto Katsuta a filé, Pierre-Louis Loubet a frappé une grosse pierre avec une corde, heureusement sans grande conséquence. Catastrophe en revanche pour Oliver Solberg, qui s’est renversé en laissant la trajectoire dès le premier virage à gauche. C’est fini pour le troisième pilote Hyundai furieux contre lui-même.