“Faire monter la température, ils ont refusé de m’emmener à Koh-Lanta, alors on va s’amuser”, plaisante Romain, pompier de Paris. Avec ses coéquipiers, l’officier s’amuse de voir Christophe Beaugrand avancer à l’intérieur d’un caisson enflammé, dans l’iconique combinaison rouge des pompiers. Ce mardi, face au défilé militaire du 14 juillet, le journaliste de TF1 et son équipe visitent les pompiers basés à la caserne du Fort de la Briche à Saint-Denis.
Christophe Beaugrand a remarquablement suivi les sapeurs-pompiers militaires lors de l’exercice de la chambre “flash”, exercice clé dans la formation des jeunes sapeurs-pompiers. “A l’intérieur, la température peut monter jusqu’à 800 voire 1.000 degrés”, raconte l’un des pompiers. La grande structure métallique rectangulaire qui compose la boîte “flash” sert à reconstituer un phénomène thermique. “Il permet aux pompiers de montrer quels phénomènes peuvent être constatés lors d’un incendie dans un espace clos, dans un appartement par exemple”, explique le capitaine Damien, officier des pompiers de Paris. .
L’intérieur d’une boîte de “fire flash” – © Mathilde Desgranges / 20 Minutes
Grâce à cet exercice, les élèves du centre de formation apprennent à reconnaître les spécificités des différents feux et à réagir en conséquence. La box permet aussi de jouer des scénarios réels, notamment après des interventions qui ont mal tourné. “Nous avons par exemple reconstitué la scène d’un incendie majeur qui s’est produit à Neuilly en 2003”, ajoute Romain. Nous avons perdu plusieurs hommes au cours de cette opération. Il était important de retravailler ce scénario pour comprendre ce qui se passait et ce qu’il ne fallait pas refaire. »
Une boîte obsolète
“Ne vous approchez pas trop, à l’intérieur c’est très pollué”, prévient un agent. L’intérieur de la boîte visitée par Christophe Beaugrand est très noir. Son visage est rouge d’exercice. “Il fait terriblement chaud”, dit-il, “c’est comme un four à l’intérieur. C’est une expérience, ça ne s’explique pas, ça se vit. »
“Nous avons déjà fini d’utiliser ces boîtes, mais elles deviendront bientôt obsolètes”, explique le pompier romain. La BSPP veut lancer de nouveaux outils, moins nocifs pour l’environnement. “Dans les nouveaux caissons, il y aura un système de récupération des fumées qui les traitera et ne dégagera que de la vapeur d’eau”, explique le capitaine Damien.
Le nouveau matériel doit être livré dans les prochaines semaines à la nouvelle école de formation du Val-de-Marne. Jusqu’au début de l’année dernière, les jeunes sapeurs-pompiers étudiaient au centre de Villeneuve-Saint-Georges, puis déménageaient à Saint-Denis pour passer leur diplôme. Désormais, ils peuvent suivre tout le cursus dans la même école, à Valenton. Les formateurs du Fort de la Briche préparent également leur déménagement pour rejoindre le nouveau centre, à partir de début 2023.