L’orque troublé dans la Seine entre Rouen et Le Havre va être abattu, a annoncé vendredi la préfecture de Seine-Maritime, indiquant que l’animal est atteint d’une pathologie grave.
Triste destination pour l’orque piégé dans la Seine depuis plusieurs semaines. La préfecture de Seine-Maritime a en effet indiqué que l’animal, qui souffre d’une pathologie, allait être sacrifié pour « mettre fin à ses souffrances » et « faire des analyses approfondies » de sa maladie.
“Les tentatives de remise à la mer de l’orque ont échoué, et pour ne pas aggraver son niveau de stress, il a été décidé d’interrompre l’intervention en début de soirée”, a expliqué la préfecture.
A l’issue de l’analyse, les images recueillies samedi ont “noté” un état de santé critique de l’animal “avec” des ulcérations profondes et des dermatites, révélant des lésions nécrotiques”.
Selon les conclusions de ces experts, ils suggèrent que “l’animal souffre de mucormycose”, une maladie émergente observée chez les mammifères marins.
“Il s’agit d’une affection (…) susceptible d’affecter les animaux immunodéprimés” et les experts ont confirmé que la maladie a atteint “un stade très avancé, au point qu’elle causerait d’importantes souffrances à l’animal”.
Sur la base des propositions faites par un groupe d’experts et pour tenir compte de la dégradation de l’état de santé de l’épaulard, il avait été décidé de « privilégier un mode d’intervention doux », l’attirant vers la mer, son milieu naturel, à l’aide de stimuli sonores, avait indiqué la préfecture dans un communiqué.
Orque dans la Seine @Prefet76 a annoncé qu’il lançait une opération test pour tenter d’attirer l’orque vers la mer avec des enregistrements acoustiques d’un bateau @GECCOTENTIN. @MerGouv @Ecologie_Gouv pic.twitter.com/xiGUgjUVwF
— Sea Shepherd France (@SeaShepherdFran) 27 mai 2022
Il visait à assurer “un suivi à distance de l’animal grâce à l’utilisation d’un drone, coordonné avec une intervention visant à assurer la diffusion de stimuli sonores (sons émis par une population d’épaulards) pour attirer et guider l’animal vers l’animal”. mer’. son milieu naturel.
Cette solution a été retenue à l’issue d’une réunion tenue vendredi, sous l’autorité du préfet, à laquelle ont participé tous les acteurs et partenaires concernés. Selon la préfecture, afin de “tenter d’identifier une solution qui favorise le retour de l’animal sauvage à la mer”, un groupe de travail a été convoqué jeudi auquel ont participé des experts nationaux et internationaux des mammifères marins.
un orc très faible
Mercredi dernier, la préfecture avait confirmé la présence dans la Seine de cet “orque mâle, une espèce protégée et sauvage” dans un état “très affaibli”. Vu pour la première fois le 16 mai entre Honfleur et Le Havre, près du pont de Normandie, l’épaulard “est probablement arrivé affaibli dans l’estuaire de la Seine”, a déclaré Gérard Mauger, vice-président du GECC, association cherbourgeoise mandatée par le Bureau français. de la Biodiversité (OFB) pour l’étude et la préservation des mammifères marins du Canal. “C’est simplement venu à notre connaissance à ce moment-là. Nous sommes vraiment, vraiment inquiets », a-t-il dit.
La préfecture avait également rappelé que cet animal “n’a naturellement pas vocation à évoluer séparément de son groupe, ni dans des cours d’eau douce. Je pourrais être blessé ou malade. »
En appelant à “éviter toute concentration ou agglomération à proximité” qui pourrait “mettre en danger cet animal sauvage mais surtout présenter un risque pour les personnes”, la préfecture avait annoncé qu’elle engagerait une action en justice sur la base d’un avertissement sur la navigation “afin que le cétacé ne s’approche pas.”