Associated Press / Yoan ValatPhilippe Martinez photographié en 2020 à l’Elysée (illustration)
POLITIQUE – Les moustaches les plus célèbres du dialogue social sont sur le point de prendre leur retraite. Ce mardi 31 mai, le journal Les Echos rapporte que le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, ne briguera pas un nouveau mandat à la tête du syndicat lors du prochain congrès qui se tiendra en mars 2023.
En poste depuis février 2015, le technicien métallurgiste entend livrer, alors que les dossiers ne manqueront pas dans les mois à venir, de la facture du pouvoir d’achat à la réforme des retraites.
Selon une information du journal économique, confirmée à l’AFP, Philippe Martinez propose aux membres du Comité exécutif confédéré (CEC) que Marie Buisson, actuellement secrétaire générale de la Fédération de l’enseignement, de la recherche et de la culture (FERC), lui succède.
Une intention qui confirme ce que disait Philippe Martinez la semaine dernière sur franceinfo, annonçant qu’il souhaitait que son poste soit rendu “au plus vite” à une femme.
🗣Nomination d’E. Borne ➡️ “C’est très bien qu’une femme puisse être premier ministre”, a déclaré le secrétaire général de la CGT. Et une femme à la tête de la CGT ? Philippe Martinez “veut que ça se fasse au plus vite” pic.twitter.com/yHIJJhdEDR
— franceinfo (@franceinfo) 25 mai 2022
Si tel était le cas, Marie Buisson deviendrait la première femme à diriger le syndicat depuis sa fondation en 1985. Comme le rapporte Les Echos, le prédécesseur de Philippe Martinez, Bernard Thibault, n’avait pas réussi à valider l’option de Nadine Prigent. le Comité National Confédéral (CCN).
C’est finalement Thierry Lepaon qui avait repris le flambeau, avant d’être exclu dans un scandale interne, laissant ainsi la charge à Philippe Martinez.
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