Annulation de la fuite des migrants vers le Rwanda, processus “toujours en cours”

Alors que Londres devait procéder mardi aux premières expulsions de migrants illégaux vers le Rwanda, le vol a finalement été annulé à la suite d’appels de dernière minute. Le Rwanda reste “engagé” dans le partenariat ce mercredi 15 juin.

Le gouvernement rwandais a déclaré mercredi 15 juin qu’il n’était “pas découragé” par l’annulation d’un vol censé expulser des migrants du Royaume-Uni vers le Rwanda la veille en raison de recours en justice, et qu’il restait “engagé” à cette association.

Un processus continu

Or, l’avion qui devait transporter mardi soir des migrants du Royaume-Uni à Kigali, la capitale du Rwanda, un projet du gouvernement britannique pour décourager l’immigration clandestine, n’a pas décollé ce mardi soir après des appels de dernière minute.

La porte-parole du gouvernement, Yolande Makolo, a déclaré qu’elle n’était “pas découragée par ces avancées” et a déclaré que le Rwanda était “prêt à accueillir les migrants à leur arrivée et à leur offrir la sécurité et des opportunités dans notre pays”.

Pour elle, “la situation actuelle, dans laquelle les gens effectuent des trajets dangereux, ne peut pas durer plus longtemps, car elle cause des souffrances incalculables à tant de personnes”. Reste à savoir si la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) décidera de changer ce projet controversé.

“Personne ne va au Rwanda”

“Le dernier billet a été annulé. PERSONNE NE VIENT AU RWANDA”, a tweeté mardi soir l’association d’aide aux réfugiés Care4Calais. Des sources gouvernementales ont confirmé à l’agence de presse britannique PA que le vol avait été annulé en raison d’interventions de dernière minute de la Cour européenne des droits de l’homme.

RUPTURE : Dernier billet annulé.

PERSONNE NE VIENT AU RWANDA

— Care4Calais (@Care4Calais) 14 juin 2022

Depuis le Brexit, le gouvernement de Boris Johnson avait promis à la population de contrôler l’afflux massif de migrants dans le pays, ce qui est très difficile à faire.

Ainsi, avec cette mesure controversée, il tente de dissuader la traversée du Canal par les migrants qui veulent rejoindre le Royaume-Uni. Boris Johnson avait fait de la lutte contre l’immigration sa priorité numéro un depuis l’adoption définitive du Brexit le 1er février 2020.

Pourtant, l’immigration n’a cessé d’augmenter ces dernières années, atteignant même un nouveau record en 2021, avec 28 000 migrants faisant le voyage.

Cette politique d’expulsion ressemble étonnamment à l’accord signé entre l’Australie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée, accord stipulant que l’Australie envoie ses demandeurs d’asile dans un camp de détention sur l’île de Manus.

Au Royaume-Uni, le projet de loi a été adopté par les tribunaux britanniques malgré de multiples recours de dernière minute, principalement d’associations opposées à l’expulsion de ces migrants.

Le premier vol à décoller ce soir avait cependant été amputé par la grande majorité des passagers initialement prévus, en raison de divers recours individuels devant les tribunaux britanniques. En effet, de 31, le nombre de passagers avait été réduit à seulement 7 personnes, selon l’association Care4Calais, qui avait également précisé la nationalité des passagers initialement prévus qui étaient, selon elle, des Iraniens, des Irakiens, des Albanais ainsi que des un Syrien.

La ministre des Affaires étrangères Liz Truss a déclaré à Sky News qu'”il y aura des gens sur ces vols, et s’ils ne sont pas sur ces vols, ils seront sur les suivants”, “l’important est de fixer le principe” et de “casser le modèle économique”. “. de ces gens effrayants, ces trafiquants qui commercent en danger. »

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