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Après l’inculpation mercredi de l’ancien patron du Louvre Jean-Luc Martinez pour “blanchiment d’argent” et “complicité d’escroquerie en bande organisée”, “Libération” dévoile les dessous d’un scandale sans précédent dans le monde de l’art. Parmi les œuvres au coeur du trafic, une dizaine de pièces d’origine illégale, acquises par le MET à New York et le Louvre à Abu Dhabi pour plus de 56 millions d’euros.
C’est une entreprise en expansion, regroupant des pilleurs d’antiquités, des galeristes de renom, des maisons de ventes prestigieuses et de grands musées internationaux. Tout le monde est impliqué “trafic inégalé sur une échelle” selon des chercheurs de l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC), qui tente de traquer ces réseaux clandestins depuis près de quatre ans. Au cœur de ses recherches : des centaines d’objets pillés dans des pays politiquement instables, parfois en pleine guerre ou conflits armés, puis revendus avec de faux certificats sur le marché de l’art, avec la complicité d’experts, de conservateurs de musées et d’institutions publiques ou privées. Parmi ces objets, une dizaine de pièces exceptionnelles d’origine illégale, acquises par le Metropolitan Museum of Art (MET) de New York et le Louvre d’Abu Dhabi entre 2013 et 2017, pour plus de 56 millions d’euros.
Dernier tournant en date, la garde à vue lundi et l’inculpation mercredi de Jean-Luc Martinez, ancien patron du Louvre, pour “blanchir” et “complicité d’escroquerie en bande organisée”, Comme révélé le canard enchaîné et le monde. Une question encore plus sensible dans cette partie de la vente de ces objets « Susceptible d’un⁇