La députée élue de la capitale, Douchka Markovic, propose un nettoyage ultérieur de la voie publique et la “fermeture des trous” pour faire fuir les nuisibles.
C’est une subtilité qui lui a valu des taquineries. Selon Douchka Markovic, écologiste élue au Conseil de Paris et cofondatrice du Parti animaliste, il vaut mieux parler de “rats d’herbe” que de rats, le terme selon sa “connotation moins négative”. Une précision formulée jeudi, en réponse à son adversaire LR Paul Hatte.
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Siégeant au sein du groupe “Changer Paris”, ce dernier a mis en garde contre la présence en grand nombre de rongeurs dans divers logements sociaux de la capitale. Réclamant “une évaluation des dispositifs mis en place par les propriétaires sociaux” face à leur prolifération.
Trouver des “méthodes non létales” pour lutter contre la prolifération des rats
Une proposition rejetée par le groupe écologiste. A la place de l’extermination, Douchka Markovic recommande “d’agir avec un nouveau regard sur la gestion des rats norvégiens à Paris”. Votre désire? « Changer de paradigme » et trouver « des méthodes efficaces et non létales » face aux dégâts causés par les rats, dont la population dans la capitale est estimée entre 3 et 6 millions de spécimens.
L’élu, délégué à la protection des animaux dans le 18e arrondissement, préconise un nettoyage ultérieur de la voie publique pour limiter la présence d’aliments susceptibles d’attirer les nuisibles ; « L’ouverture de trous permettant aux rats norvégiens de grimper dans les bâtiments ; et l’installation de bars à certains endroits ». “Lunar” a essayé Paul Hatte sur Twitter après que sa proposition initiale ait été rejetée par le Conseil.
L’élu LR n’hésite pas à mettre en cause dans son tweet la majorité d’Anne Hidalgo, responsable selon lui de ce refus. “Vous êtes un manipulateur”, a répliqué vendredi Emmanuel Grégoire, premier adjoint au maire de Paris, sur le même réseau social. “La déclaration que vous évoquez n’est en aucun cas la réponse de l’exécutif, c’est l’expression d’une édile de Paris libre de ses convictions mais qui ne compromet en rien la Ville de Paris”, a ajouté le socialiste.
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