Coronavirus : le taux d’incidence a doublé en deux semaines en Provence

L’épidémie de Covid-19 repart-elle en France ? Bien que l’utilisation d’un masque ne soit plus obligatoire dans les transports en commun depuis le 16 mai, il n’y a que quelques restrictions liées au coronavirus et il semble que nous nous dirigeons lentement vers un retour à “la vie d’avant”. Mais voilà, à la veille des vacances d’été, les indicateurs repartent à la hausse.

En effet, le nombre de cas de Covid-19 a augmenté ces dernières semaines. Le taux de reproduction du virus, dit R effectif, est de 1,4 en France et dans la dernière semaine (du 13 au 19 juin). Cela signifie qu’il avance car une personne malade en infecte en moyenne 1,4 de plus. Dans la dernière semaine de mai (du 23 au 29), ce taux était de 0,7 en Provence, ce qui signifie que l’épidémie était en baisse à cette époque. Mais depuis, ça a doublé.

Autre indicateur en hausse : le taux d’incidence. En deux semaines, il est passé de 244,1 cas positifs pour 100 000 habitants à 476,6 à l’échelle nationale. En Paca, c’est encore pire, puisqu’en deux semaines, ce taux a plus que doublé, passant de 201 du 23 au 29 mai à 409 la semaine dernière. Les Alpes-Maritimes (478) et les Bouches-du-Rhône (422) affichent les chiffres les plus élevés. Cependant, ce taux ne dépasse pas 266 dans les Hautes-Alpes et 308 dans les Alpes-de-Haute-Provence. Dans le Vaucluse, la semaine dernière, il y a eu 335 cas pour 100 000 habitants.

Pourquoi une telle augmentation ?

L’assouplissement des consignes sanitaires a certes permis cette reprise de l’épidémie, mais il n’en est pas la seule cause. Deux sous-variantes d’Omicron circulent actuellement en Europe : BA.4 et BA.5. “Nous sommes face à une évolution continue du virus, qui se retrouve chez des personnes qui ont déjà des anticorps – pour avoir été infectées auparavant ou vaccinées – et qui doivent avoir un avantage sélectif pour pouvoir s’y faufiler”, a expliqué à l’AFP Olivier Schwartz. , directeur. de l’Unité Virus et Immunité de l’Institut Pasteur. Il ajoute que “les données épidémiologiques montrent que BA.5 serait 10% plus contagieux que BA.2 (première sous-variante d’Omicron, ndlr), c’est pourquoi il prend le relais”.

Alors, faut-il s’inquiéter de cette hausse des cas ? Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a jugé à la mi-juin que, sur la base de données encore limitées, “il n’y a aucune preuve que BA.4 et BA.5 soient associés à une infection d’une plus grande gravité par rapport aux variants circulants”. BA.1 et BA.2 “. Aussi, à l’hôpital, rien n’indique une nouvelle épidémie pour le moment.

Un nombre stable d’hospitalisations

En Paca, le nombre d’hospitalisations est resté stable voire en légère baisse depuis le début du mois, passant de 486 le 7 juin à 476 sept jours plus tard et 474 hier. En réanimation, en revanche, le taux d’occupation a légèrement augmenté puisque nous sommes passés de 61 à 71 patients en quinze jours. Une augmentation qui n’est perceptible dans aucune autre donnée puisque le ratio de patients Covid présents en réanimation par rapport à la capacité initiale de ces services reste à 8,3% dans la région.

En mars 2020, 12 549 décès liés au Covid-19 ont été signalés dans la région.

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