Des scientifiques ont restauré l’activité de certaines cellules et organes d’un cochon mort

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[EN VIDÉO] Les cellules souches survivent à la mort de l’organisme Les cellules souches, indifférenciées, peuvent former, en se divisant et en se spécialisant, différents types de tissus, ce qui les rend prometteuses pour les méthodes de médecine régénérative. Des chercheurs de l’Institut Pasteur ont découvert qu’ils peuvent survivre jusqu’à 17 jours après la mort de l’organisme. Surpris, les biologistes pensent qu’il existe des clés pour mieux les utiliser.

Un exploit réalisé à la Yale School of Medicine redéfinit le concept de la mort. “Toutes les cellules ne meurent pas immédiatement, c’est plutôt une longue chaîne d’événements. C’est un processus dans lequel on peut intervenir, l’arrêter et restaurer certaines fonctions cellulaires”, explique David Andrijevic, neuroscientifique à la Yale School of Medicine. des fonctions cellulaires, voire de certains organes après la mort, c’est précisément ce qu’ont fait David Andrijevic et ses collègues grâce à un système appelé OrganEx, dont l’expérience fait l’objet d’une publication dans Nature.

Cellules restaurées plusieurs heures après la mort

Le système OrganEx pompe les corps des porcs, dont la mort a été provoquée en privant les organes de l’animal de sang (ischémie) sous anesthésie générale, un liquide qui remplace le sang. La composition du liquide a permis de restaurer l’activité de certaines cellules et de certains tissus une heure après la mort des animaux. Les cellules cardiaques ont pu se contracter à nouveau. Et des parties de son foie et de ses reins ont également montré des signes d’activité. “Nous avons également pu rétablir la circulation dans tout le corps, ce qui nous a surpris”, explique Nenad Sestan, directeur de cette recherche.

Quant au cerveau, OrganEx a permis de maintenir son intégrité mais aucune activité électrique n’a été enregistrée, signe que l’animal était conscient. Mais les scientifiques ont observé des mouvements involontaires dans les muscles et le cou des animaux, des mouvements qui ne semblent pas être contrôlés par le cerveau, mais peut-être par la colonne vertébrale. Les chercheurs n’ont toujours pas d’explication satisfaisante à ce phénomène, mais force est de constater que les animaux n’ont pas été réanimés.

Applications et questions éthiques

Les applications d’OrganEx en médecine humaine sont nombreuses, notamment pour prolonger la durée de vie des greffons ou pour traiter un organe ou un tissu endommagé par une ischémie. Si cet exploit annonce de nouvelles avancées, il soulève aussi des questions éthiques, notamment dans le cas où l’activité cérébrale est restaurée après la mort. Cette expérience souligne que la mort n’est pas un moment, mais un processus biologique qui reste, dans une certaine mesure, « traitable ». Notre définition de ce terme peut changer à mesure que les progrès médicaux sont réalisés.

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