Disparition Stéphane Eimer, président de Biogroup, a été retrouvé mort au pied d’un palais

Concentration et garanties

La tendance généralisée à la fusion-intégration dans le monde des laboratoires de biologie privés a conduit à une réduction drastique des acteurs. En Alsace, environ 150 sites sont intégrés dans quatre groupements : BioRhin-Biolia, Bio67, Biogroup et Barrand, ainsi qu’un site indépendant dans le nord de l’Alsace.

Parallèlement à ce phénomène de concentration, le législateur a mis en place des garanties pour éviter les situations de monopole ou d’oligopole. Ainsi, les directeurs des Agences régionales de santé (ARS) peuvent s’opposer à une reprise si un groupe dépasse 25 % des analyses réalisées dans une région. Il existe même une interdiction de facto de dépasser le seuil de 33 %.

Ces limitations limitent Biogroup dans son appétit. “En Alsace, ça s’est énormément concentré, on ne peut plus grandir ici”, explique Stéphane Eimer, le président. Le groupe serait jusqu’ici clé car s’il revendique près de la moitié de l’activité privée en Alsace, le pourcentage tombe à 30 % lorsque le secteur public est intégré. Et toujours en baisse pour le Grand Est, zone de maintien de l’ordre.

Il y a aussi la règle qui interdit à un laboratoire d’être présent dans plus de trois territoires de santé, “mais l’interdiction s’applique à une entreprise, ou Biogroup est un groupe d’entreprises”, précise le chef. Après les opérations menées cet été, Biogroup a été sollicité pour revendre sept laboratoires dans le Rhône et trois en Vendée : « Nous avons subitement dépassé le seuil ! C’est fermé comme ça et ça va. Vous ne pouvez pas être trop grand. Et est-il facilement vendu, un laboratoire? “Oh, oui”, a répondu Stéphane Eimer. Nous devrons vendre à des concurrents, ils seront contents. »

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