Emmanuel Macron veut “la clarté” concernant l’usage des costumes religieux à l’école

En visite à Marseille avec le ministre de l’Education nationale Pap Ndiaye, Emmanuel Macron a de nouveau porté des costumes religieux à l’école, un phénomène qui allait se propager selon le journal L’Opinion.

Le président Emmanuel Macron a déclaré jeudi qu’il souhaitait “la clarté dans tous les chiffres” et “l’application de la loi républicaine” concernant le port de “vêtements islamiques” à l’école, indique le journal. l’opinion dénonce une “épidémie”.

“Comme de toute façon, quand il y a des épidémies, il faut qu’il y ait des symptômes et on se mesure. Donc on est en situation constante de mesurer (…) cette information”, a déclaré Emmanuel Macron lors d’une visite à Marseille, interrogé. pour un article publié jeudi par l’opinion.

« En cela je vais être très clair, la politique que je veux faire est toujours la même, celle de la vérité. Il ne faut plus de tabous, plus d’interdits, plus de fantasmes. Alors je veux la vérité, la clarté en tout. Et puis Je veux que la loi de la République soit appliquée », a-t-il ajouté. “Et la loi est très claire : pour tous les élèves de nos écoles, il n’y a pas de signe religieux”, a-t-il dit.

“Cette montée est une réalité”

“Nous allons avec le ministre (de l’Éducation nationale, Pap Ndiaye, ndlr) surveiller, mesurer et répondre avec la plus grande clarté à toutes les situations qui ne respectent pas les lois de la République.”

Opinion Il a indiqué jeudi que l’Education nationale fait face à une “épidémie” de “vêtements islamiques” et que “plusieurs incidents ont éclaté dans diverses académies ces derniers mois”. Selon le journal, des abayas (robe noire traditionnelle) et des kamis (robe musulmane) “ont fait leur apparition ces derniers mois aux portes de divers instituts”.

“Cette résurgence est une réalité. Le Conseil des sages de la laïcité réfléchit à la manière d’y répondre”, a-t-il déclaré. l’opinion Alain Seksig, secrétaire général de l’organisme en question créé par Jean-Michel Blanquer.

Le Conseil séculier des sages s’appuie notamment sur une décision du Conseil d’Etat de 2007, qui interdit « les signes et costumes dont le port ne fait apparaître qu’une appartenance religieuse due au comportement étudiant ». Abayas et kamis, cités par l’opinion seraient affectés.

Quelle est la réponse de Pap Ndiaye ?

Emmanuel Macron s’est exprimé à Marseille lors d’un déplacement avec Pap Ndiaye pour promouvoir “l’école du futur”, une expérimentation débutée en septembre 2021. Avec cette visite, le chef de l’Etat a également exprimé son soutien à Pap Ndiaye, historien de renom des minorités , et la cible d’un attentat d’extrême droite qui le traite de « militant raciste et antipolicier » depuis sa nomination surprise au gouvernement d’Elisabeth Borne.

Alors que son prédécesseur Jean-Michel Blanquer s’inquiétait régulièrement des phénomènes « éveillés » ou « islamo-gauchistes », Pap Ndiaye lui-même a maintes fois douté du bien-fondé de ces concepts. Des positions qui inquiètent également certaines personnalités de la majorité ou proches du président.

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