Feu vert à la publication d’un mandat de perquisition contre Trump

La justice américaine semble sur le point de révéler les raisons de la perquisition inédite menée au domicile de l’ancien président des Etats-Unis, Donald Trump.

Selon le Washington Post, certains des documents demandés pourraient même concerner l’arsenal nucléaire américain, mais Donald Trump a signalé un “empoisonnement” tôt vendredi sur son réseau social Truth Social.

La volonté très inhabituelle du ministère de la Justice de rendre public le mandat de perquisition, annoncé jeudi par le ministre Merrick Garland, a été saluée par Donald Trump.

“Non seulement je ne m’opposerai pas à la publication des documents (…) mais j’irai plus loin EN FAISANT leur publication immédiate”, a écrit jeudi soir le milliardaire républicain, qui s’était pourtant abstenu de rendre publique la copie du mandat qui a reçu

“Pas à la légère”

Les avocats de Donald Trump ont jusqu’à 15H00 (19H00 GMT) pour répondre à la proposition de Merrick Garland, qui a assuré jeudi, lors d’une conférence de presse exceptionnelle, avoir “personnellement approuvé” la perquisition. Le ministre de la Justice a également dénoncé, lors de sa courte allocution télévisée, les “attaques sans fondement” des républicains contre son ministère et contre le FBI.

“Le ministère ne prend pas ce type de décision à la légère”, a-t-il dit, ajoutant que l’affaire est “d’intérêt public important”, à trois mois des élections législatives de mi-mandat.

En demandant la confidentialité de l’ordonnance, le ministère de la Justice a cité, sans contredire, des déclarations de représentants de Donald Trump selon lesquelles le FBI recherchait des documents d’archives de la Maison Blanche, éventuellement classés secret défense.

La recherche de lundi était la première à viser un ancien président des États-Unis.

Indigné, Donald Trump a déclaré lundi à Truth Social que ses avocats coopéraient “pleinement” avec les autorités lorsque “soudain et sans avertissement, Mar-a-Lago a été perquisitionné, à 6h30, par un nombre TRÈS élevé d’agents”. Il s’est notamment plaint du fait que des agents du FBI « soient allés fouiller les placards de la première dame » Melania Trump.

Mercredi, il a même laissé entendre que la police fédérale avait peut-être « planté » de fausses preuves contre lui lors de cette opération.

Les ténors républicains s’unissent à l’ancien président

Les partisans républicains, pourtant connus pour leur soutien aux forces de l’ordre, ont fustigé l’intervention du FBI à tel point qu’une association d’agents a dénoncé “des appels inacceptables (…) à la violence contre les forces de l’ordre”. Jeudi, un homme armé qui avait tenté de pénétrer dans les locaux du FBI dans l’Ohio (nord des Etats-Unis) a été tué par la police après un long affrontement.

Après la perquisition, les ténors républicains s’étaient unis à leur ancien président, qui maintient une forte emprise sur le parti conservateur et envisage de se représenter à la présidence en 2024.

Son ancien vice-président Mike Pence, encore challenger potentiel dans deux ans, a fait part de sa “profonde inquiétude” après l’opération policière.

L’ancien magnat de l’immobilier, au coeur de la situation judiciaire actuelle aux Etats-Unis, a également été soumis ce mercredi à une audience sous serment devant le bureau du procureur général de New York. Il a ensuite invoqué, pendant quatre heures et plus de 440 fois selon la presse américaine, son droit de ne pas répondre aux questions en vertu du 5e amendement à la Constitution.

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