La hausse de la courbe des prix continue sa folie en France. Après un nouveau record de 37 ans, battu en mai à 5,2%, l’inflation en France devrait atteindre +6,8% en septembre prochain, indique l’Insee. L’indicateur de prix devrait se maintenir à ce niveau (chiffre encore conditionnel) jusqu’à la fin de l’année.
Forcément, la France semble se rapprocher des niveaux d’inflation atteints dans d’autres pays européens (8,1% dans la zone euro, + 7,9% en Allemagne, + 6,9% en Italie en mai, etc.), voire au Royaume-Uni +9,1. %. Or, jusqu’ici avec les mesures pour le pouvoir d’achat du gouvernement, comme la maîtrise de l’énergie, la revalorisation automatique du Smic à faire en août et septembre, celle des retraites, des minima sociaux et du salaire des fonctionnaires voire de l’ensemble. en prime d’activité, la France pourrait proposer une hausse de prix significative mais plus contenue. Cette situation, au moins pire qu’ailleurs, semble s’estomper.
Coûts de production, salaires…
En effet, l’INSEE estime qu’après un net bond en juin à 5,9% du fait de la hausse des prix du pétrole, de l’alimentation et des services, l’inflation serait plutôt soutenue par des hausses de prix, hors énergie “en raison des augmentations de production passées”. coûts », c’est-à-dire les prix des matières premières et les augmentations de salaire. Dans un an, l’inflation devrait se « stabiliser » à 7 %.
En conséquence, la croissance française est fortement affectée par la hausse des prix, qui va geler les dépenses des ménages et les projets d’investissement au profit de l’épargne. L’économie tricolore devrait ralentir cette année, avec une hausse du produit intérieur brut (PIB) de 2,3% contre 6,8% en 2021, anticipe l’Insee.
Pour lutter contre l’inflation, les Britanniques réduisent leurs dépenses alimentaires
L’impuissance de la banque centrale ?
Dans sa note économique publiée vendredi, l’institut national de la statistique prédit qu’après la contraction de 0,2% du PIB de la France au premier trimestre -sous l’effet des restrictions sanitaires face à la vague épidémique Covid-19 pour la variante Omicron- la croissance se maintiendra . faible à modéré le reste de l’année, principalement en raison des répercussions du conflit en Ukraine.
L’Insee affiche une hausse du PIB de 0,2 % sur le trimestre en cours, puis une hausse d’environ 0,3 % par trimestre jusqu’à la fin de l’année.
Face à cette inflation galopante, que peuvent vraiment faire les banques centrales, dont la Banque centrale européenne (BCE), maintenant ? “Si la BCE remonte les taux, cela ne changera rien, car c’est une cause exogène. Son action ne fera pas baisser le prix du pétrole, ni rouvrir des usines en Chine, ni arrêter la guerre en Ukraine”, a déclaré un expert à La Tribune. .
L’économie française pourrait également s’attendre à une légère hausse des exportations, mais tant que l’épidémie de Covid-19 en Chine ne freine pas à nouveau le commerce mondial.
Au total sur l’ensemble de l’année, l’inflation devrait atteindre en moyenne 5,5%, du jamais vu depuis 1985, ce qui réduirait le pouvoir d’achat des ménages de 1% malgré les mesures de soutien public mises en place ou annoncées, sa plus forte contraction depuis 2013.
(Avec AFP et Reuters)