Il change bientôt de médecin en Belgique

Il s’agit des honoraires et du remboursement des consultations médicales à distance.

Frank Vandenbroucke a fait une annonce. – Actualité photographique. Par Belge Publié le 16/06/2022 à 17:32 Temps de lecture : 3 min

A partir du 1er août, un nouveau cadre sera établi pour les tarifs et le remboursement des consultations médicales à distance, a annoncé jeudi le cabinet du ministre fédéral de la Santé publique Frank Vandenbroucke. Les premiers codes de téléconsultation créés pendant la crise du covid vont disparaître et seront remplacés par d’autres codes qui réglementent les consultations téléphoniques et vidéo. Ce dernier sera payé plus cher et désormais le patient devra contribuer aux frais de la consultation.

Concrètement, le montant final à régler sera de quatre euros pour une consultation vidéo et de deux euros pour une consultation téléphonique (dans les deux cas, un patient bénéficiant de la majoration de l’intervention Inami ne paiera qu’un euro).

Le nombre de requêtes à distance remboursées ne sera finalement pas limité. Cependant, l’Institut national de l’assurance maladie et invalidité (Inami) et ses partenaires partent du principe que ces consultations à distance ne peuvent être qu’un complément aux consultations traditionnelles avec prise de contact et examen physique. « L’objectif n’est pas que la consultation vidéo devienne la norme et remplace la consultation traditionnelle », précise le ministre fédéral de la Santé publique. “L’examen clinique est, bien sûr, une partie essentielle de l’établissement d’un diagnostic. Cependant, elle n’est pas toujours nécessaire et c’est surtout dans ce contexte que la consultation à distance peut avoir une valeur ajoutée tant pour le patient que pour le médecin. »

Quatre conditions

Désormais, quatre conditions doivent être remplies pour qu’une consultation à distance soit remboursée. Il doit s’agir d’une consultation auprès d’un médecin que le patient a déjà consulté, auprès d’un spécialiste vers lequel un autre médecin l’a référé, voire auprès d’un service de garde médicale générale. Cette consultation doit faire l’objet d’une demande du patient et avoir l’accord du médecin, imposant à ce dernier d’avoir accès au dossier du patient lors de cette consultation. Enfin, la plateforme utilisée pour un entretien vidéo doit être sécurisée et respecter les bonnes pratiques en la matière.

L’ABSyM, l’Association belge des syndicats médicaux, “salue” pour sa part ce nouveau système et les conditions mises en place pour garantir le remboursement. “Pour l’ABSyM, le principe de relation pré-traitement est la meilleure garantie contre l’abus des initiatives des sociétés commerciales qui proposent des consultations vidéo avec un médecin inconnu”, a déclaré le président de l’association dans une note de presse. “Cette utilisation inappropriée de la télémédecine ne répond pas aux normes de qualité que méritent les patients belges.”

Selon un sondage intermutualiste réalisé durant l’été 2020, 75% des personnes interrogées se disent satisfaites, voire très satisfaites, des téléconsultations dont elles ont bénéficié pendant le confinement, souligne le cabinet de Frank Vandenbroucke.


Par ailleurs, un groupe de réflexion scientifique travaille depuis quelques mois sur la question et a soumis une proposition pour l’organisation et le financement optimal des consultations à distance pour les médecins généralistes. Il servira de base à l’élaboration d’un modèle plus “définitif”, selon l’Inami.

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