L’interdiction de vente des voitures thermiques de 2035 a été votée hier au Parlement européen. Les voitures neuves à moteur thermique, c’est-à-dire diesel, essence et hybrides (voitures particulières et véhicules utilitaires légers), seront interdites à partir de 2035 dans toute l’Union européenne.
Les voitures neuves à moteur thermique, c’est-à-dire diesel, essence et hybrides (voitures particulières et véhicules utilitaires légers), seront interdites à partir de 2035 dans toute l’Union européenne. La mesure a été prise hier par les eurodéputés sur proposition de la commission.
Alors, cette mesure va-t-elle vraiment s’imposer à nous ?
Cette mesure fait partie d’un paquet de lois climat (“Fit for 55”), contenues dans un grand plan de lutte contre le changement climatique appelé le “Green Pact” ou “Green Deal”. Ce “greendeal” vise à faire de l’Union européenne le premier continent à être neutre en carbone d’ici 2050, c’est-à-dire à ne pas émettre plus de CO2 qu’il n’est capable d’en absorber dans l’atmosphère.
Pour y parvenir, nous devons arriver ensuite, la première étape est de réduire nos émissions de CO2 (réduire nos émissions de CO2 de 55% en 2035 par rapport à ce que nous émettions en 1990).
Pour cela, il faut aussi que les mesures soient socialement acceptables (les mesures ne doivent pas nuire aux couches les plus pauvres de la population européenne) et ne doivent pas pénaliser les économies des 27 États membres : il faut donc apprendre à croître (continuer à créer de la richesse) avec moins de ressources (moins d’énergie notamment).
Il reste une étape, une négociation avec les représentants des 27 Etats membres. Et puis, si cette étape est franchie, la mesure est appliquée directement. Et immédiatement, dans tous les pays de l’Union européenne. Il ne doit pas être transposé.
Cela dit, même si elle est finalement adoptée, cette interdiction de vente de voitures neuves diesel, essence et hybrides, pour les particuliers et les véhicules utilitaires légers, conduira à des adaptations majeures de la part des constructeurs, des consommateurs et des pays pour disposer des équipements nécessaires à la une flotte, surtout électrique : 13 ans pour accompagner aussi les salariés de ces secteurs, principaux pourvoyeurs de travail.