La Belgique a été partiellement paralysée le 31 mai : bus, trains et services publics à l’arrêt

Dans l’enseignement, le mouvement se poursuivra principalement en Flandre. La FGTB appelle à la grève générale. Le suivi du secteur privé ne peut pas être évalué.

Par Bernard Demonty et Pascal Lorent Publié le 27/05/2022 à 17:05 Temps de lecture : 2 min

Encerclez la date sur le calendrier : le pays sera partiellement à l’arrêt, ce mardi 31 mai. Peu de bus et de trains voire aucun mais aussi ramassage des ordures en Wallonie et à Bruxelles. En effet, des communications ont été soumises au TEC, à la SNCB et à Bruxelles Propreté ainsi qu’à la plupart des intercommunales de collecte et de traitement des déchets. Les parcs à conteneurs seront également fermés. Et le risque, aussi, de se retrouver porte fermée aux administrations municipales mais aussi provinciales, régionales et fédérales.

La raison de cette paralysie ? Le mot d’ordre des trois syndicats de la fonction publique qui, à travers cette journée d’action, cherchent à dénoncer l’agitation grandissante parmi leurs membres. Il s’agit aussi de rappeler les exigences relatives au maintien du pouvoir d’achat. Et cela en prélude à la manifestation du 20 juin.

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Du côté du flamenco, de nombreux professeurs auraient également dû croiser les bras. Dans la partie francophone du pays, la surveillance est moins importante. Les syndicats n’annoncent pas de perturbations majeures. “Nous couvrons le mouvement, notamment dans les écoles publiques, car c’est une grève de la fonction publique”, nous dit-on à la CGSP Education. “Mais ce n’est pas le moment de se mobiliser et nous pensons qu’il n’y aura pas de fermeture d’écoles, même si certains enseignants se mettent en grève. Dans l’enseignement supérieur, certains examens prévus mardi pourraient être reportés. Enfin, sur les ondes de la RTBF, le programme sera sans doute minime pour cette action.


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Et dans le secteur privé ? En principe, cette journée d’action ne concernait que les services publics. La FGTB a appelé à la grève générale ce vendredi matin. Comment sera-t-il suivi ? C’est difficile à dire, même si depuis plusieurs semaines, les dirigeants syndicaux disent que les revendications sur le pouvoir d’achat viennent de plus en plus de la base. Une situation renforcée par le maintien des prix élevés du carburant et l’encaissement des factures annuelles de gaz et d’électricité. Bref, la tension monte.

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