Alors que les combats se poursuivent sur le territoire ukrainien, la Russie s’est de nouveau prêtée à l’escalade verbale. C’est par la voix du vice-président de la Douma, Piotr Tolstoï, que le pays a réitéré ses menaces envers l’Europe. L’arrière-petit-fils de l’écrivain Lév Tolstoï a ainsi exprimé la détermination de la Russie à mener à bien ses projets en Ukraine. Reprenant les arguments du président Vladimir Poutine sur une “déstabilisation” et une “démilitarisation” de l’Ukraine, l’homme politique russe a estimé que la guerre durerait encore un certain temps, “à cause de la résistance acharnée”. “Mais ne vous inquiétez pas, on va le finir, comme prévu”, a-t-il poursuivi, via visioconférence sur le plateau de RTL.
Revenant sur les récentes livraisons d’armes occidentales et américaines à l’Ukraine, le vice-président de la Douma a mis en garde les Européens. “Plus l’Occident fournira à l’Ukraine des armes à longue portée, plus nous irons loin”, a-t-il prévenu. “Si nécessaire, nous irons à la frontière polonaise ou à Kyiv.” Il a également noté la situation économique compliquée et la crise du pouvoir d’achat provoquée par le conflit. “Si l’Europe ne s’arrête pas, vous aurez beaucoup de problèmes devant vous. C’est surtout la classe moyenne qui souffrira.” Il a même postulé que cette classe moyenne “pourrait disparaître”. “C’est un scénario que je n’aimerais pas, c’est dangereux pour l’Europe et ça va bouleverser tous les pays européens”, a déclaré Piotr Tolstoï à RTL.
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Les propos du vice-président de la Douma ont provoqué une vive réaction. Présent sur le plateau, l’eurodéputé Philippe Lamberts a sanctionné le comportement de la Russie. “J’ai une opposition défunte à un autocrate qui a déclenché une guerre et c’est ce que nous avons devant nous”, a-t-il dit, s’adressant à Vladimir Poutine.
L’ancien président russe Dmitri Medvedev a également réprimandé l’Europe, dimanche 19 juin. Dans un message publié dans le Telegram, l’actuel vice-président du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie a estimé que l’Union européenne pourrait disparaître avant même que l’Ukraine n’ait le temps de l’intégrer. “Le bloc économique et politique pourrait alors s’effondrer”, a-t-il écrit.