L’ancien député Benoît Simian reconnu coupable d’avoir harcelé son ex-petite amie

L’ancien député Benoît Simian, à l’Assemblée nationale, le 19 décembre 2018, à Paris. PHILIPPE LOPEZ / AFP

L’ancien député médocain Benoît Simian (La République en marche après Libertés et territoires) a été condamné jeudi 23 juin à huit mois de prison avec sursis pour avoir harcelé son ex-compagne avec qui il est en instance de divorce.

“En quelques mois, le parquet avait recensé quarante et un actes de harcèlement à l’encontre de son ancien compagnon”, rapporte France Bleu. Il a été inculpé de plus de quarante actes de malveillance, “parfois deux ou trois fois par jour”, entre juillet et novembre 2020 à son domicile de Ludon-Médoc, dont il ne bénéficiait plus d’une ordonnance d’éloignement.

L’ancien élu, 39 ans, a multiplié les allées et venues pour se rendre principalement dans une dépendance de la maison transformée en bureau du Parlement. Il lui était également reproché de s’être garé plusieurs fois devant sa maison, d’empêcher sa femme de sortir, de s’être lancé dans des travaux de jardinage et de bricolage en coupant des lauriers ou en ayant de grosses poutres et des sacs en pierre ou en urinant sur l’herbe. On soupçonnait également qu’il s’était baigné dans la piscine, avant de la vider, par le trou d’une passerelle. “Il semble que ces actes répétés aient été commis avec l’intention de se comporter comme s’il était encore chez lui et ennuyeux”, a jugé le tribunal dans son jugement.

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Une autre enquête de harcèlement

Face à ces actes de harcèlement “parfaitement constitués”, le tribunal correctionnel de Bordeaux a également prononcé une nouvelle interdiction de contact d’un an, mais n’a pas suivi le parquet, qui avait requis, en plus de la peine de prison avec sursis, une peine de trois ans peine de disqualification. Le tribunal n’a pas confirmé cette décision complémentaire au motif que “les faits n’ont pas été commis dans le cadre de son activité parlementaire”. M. Simian devra également verser 5 000 euros de dommage moral et 1 200 euros de frais de justice. Vous avez dix jours pour voyager. Outre cette affaire, M. Simian est accusé par un employé de l’avoir forcée à dormir dans la même chambre que lui et d’avoir multiplié les messages intimes entre fin 2020 et début 2021. Le parquet de Bordeaux a ouvert une enquête.

Candidat à la réélection dans la 5e circonscription de la Gironde sans avoir été investi par la majorité présidentielle, le député dissident a été largement éliminé au premier tour des élections législatives, ne récoltant que 3,68 % des suffrages.

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