Le Cac 40 recule de 2% de plus, la Fed fait face à deux mauvaises options

La Bourse de Paris, qui affiche lundi sa cinquième baisse consécutive, évolue sur un plus bas de trois mois. L’accélération des pressions inflationnistes laisse présager une réaction encore plus agressive des banques centrales en termes de resserrement monétaire, faisant ainsi craindre une récession. Au niveau européen, les 19 indices sectoriels Stoxx 600 sont dans le rouge, à commencer par les ressources de base et l’industrie automobile.

Au milieu de la séance, le Environ 40 il recule encore de 2,34% à 6 042,26 points dans un chiffre d’affaires relativement solide de 1,2 milliard d’euros. Les contrats avenir L’indice américain a chuté en juin de 2 % à 3,2 % après avoir enregistré sa plus forte baisse hebdomadaire depuis janvier la semaine dernière.

La Fed face à un dilemme

Les prix à la consommation ont augmenté de 8,6 % sur un an en mai aux États-Unis, le plus haut niveau depuis décembre 1981. Les statistiques ont refroidi les espoirs d’un prochain pic d’inflation et accru la pression sur la Réserve fédérale américaine deux jours après sa décision de politique monétaire. Jusqu’à vendredi dernier, les économistes s’attendaient généralement à une hausse de 50 points de base du taux des fonds de la Fed, mais certains, dont les stratèges de Jefferies, prévoient maintenant une hausse de 75 points de base.

« Le problème avec les actifs à risque est que [la Fed] il fait face à un dilemme et nous sommes confrontés à deux mauvais choix, résume Max Keitner, stratège HSBC cité par Bloomberg. Pour lui, soit l’inflation monte longtemps et les Banques Centrales devront faire plus, ce qui serait préjudiciable aux valorisations et finalement préjudiciable aux actifs risqués. Ou, si la croissance ralentit plus que prévu, les prévisions de bénéfices devront être revues à la baisse. Depuis vendredi, la route vers un atterrissage en douceur est devenue encore plus étroite ».

Sur le marché obligataire, le rendement de l’obligation américaine à 2 ans, qui reflète les anticipations de taux d’intérêt, a chuté de 16 points de base à 3,20 %, tandis que le rendement sur la maturité à 5 ans flirte avec 3,4 %, contre 3,2308 % de le 10-. prêt annuel. Ce retournement de courbe est généralement considéré comme le signe avant-coureur d’une récession.

En Europe, le taux obligataire allemand à 2 ans a franchi ce matin la barre des 1% pour la première fois depuis plus de 10 ans. Le Bund 10 ans se négocie à 1,5520%, tandis que le BTP italien se négocie à 3,8950%. Cela pèse sur les banques européennes alors que la BCE n’a donné aucune indication jeudi dernier sur les outils qu’elle compte mettre en place pour soutenir les obligations des pays dits périphériques face au risque d’écartement des spreads de taux. BNP Paribas, Crédit agricole et Société générale perdre plus de 4 %.

Incertitudes autour du candidat vaccin de Valneva

Le risque politique est aussi dans l’esprit des gens. En France, les résultats du premier tour des législatives laissent présager une majorité fragile pour la coalition formée autour du président Emmanuel Macron contre la Nouvelle Union populaire écologiste et sociale (Nupes) dirigée par Jean-Luc Mélenchon. Ensemble! ils récolteraient entre 260 et 300 sièges et les Nupes entre 170 et 210, selon les projections d’Opinion Way. La majorité absolue est fixée à 289 députés sur un total de 377 élus.

Valneva il chute de près de 27 %. Biotechnology a rapporté vendredi soir que les indications de volumes préliminaires reçues de la Commission européenne ne seraient pas suffisantes pour assurer la pérennité du programme de vaccins contre le Covid-19.

Sensibles à l’environnement économique, les valeurs cycliques et technologiques suivent le même exemple. Renault baisse de 4,9%, Faurecia 5,3 %, Unibail Rodamco Westfield de 4,7 % i STMicroelectronics 4,5 %.

dans le luxe, LVMH, Seconde et Hermès a chuté entre 3,3% et 3,9% alors que les villes de Shanghai et Pékin ont repris les tests de masse dans le sillage de la reprise de la vague de pollution au Covid-19, ravivant les craintes de nouveaux confinements peu après un début d’assouplissement des restrictions sanitaires.

Atos a chuté de 11,4 %. Très méfiant à la veille de l’annonce de son nouveau plan stratégique.

à contre-courant, Tel gagne 2,1% après que le gouvernement australien a décidé de verser 555 millions d’euros à sa filiale Naval Group en dédommagement pour rupture de contrat pour la livraison de 12 sous-marins. Par ailleurs, Goldman Sachs a recommencé à couvrir les actions avec une recommandation « d’achat » pour un objectif de 146 euros.

Elior renoncer à 12 %. HSBC a déclassé le groupe de restauration collective de “acheter” à “économiser” et abaissé son objectif de cours de 7,50 à 3 euros. Le coureur prétend recevoir un ” beaucoup de risques d’exécution car la société, qui recherche un nouveau PDG, affirme que le rythme de la reprise est lent.

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