Le Médiateur réclame un plan d’urgence pour la santé mentale des jeunes

Claire Hédon avait déjà alerté en novembre sur la santé mentale des jeunes, mise à mal par la crise sanitaire, avec une recrudescence des troubles dépressifs et une prise en charge psychiatrique insuffisante.

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Publié le 06/02/2022 à 07:45 Mis à jour le 06/02/2022 à 08:23

Temps de lecture : 1 mn.

Il juge les moyens “largement insuffisants”. Le Défenseur des droits a appelé jeudi 2 juin la Première ministre Elisabeth Borne à lancer un plan d’urgence pour la santé mentale des jeunes. « Alors que 2022 a été désignée Année européenne de la jeunesse, la défenseuse des droits humains Claire Hédon et son défenseur adjoint des enfants Eric Delemar appellent le Premier ministre à prendre toute la mesure de la gravité de la situation dans laquelle de nombreux jeunes sombrent et à agir rapidement. pour faire en sorte que la santé mentale des jeunes soit une priorité », écrit-il dans un communiqué.

La Défenseuse des droits de l’Homme avait déjà alerté en novembre sur l’état de santé mentale des jeunes, mis à mal par la crise sanitaire avec une recrudescence des troubles dépressifs et une prise en charge psychiatrique insuffisante, dans son rapport annuel sur les droits de l’enfant. “Malheureusement, Santé publique France a donné son accord à la publication de chiffres alarmants sur l’augmentation des passages aux urgences en raison de gestes suicidaires, d’idées suicidaires et de troubles de l’humeur chez les jeunes de 15 à 24 ans”, indique le communiqué, déplorant que “tout de même , certaines structures continuent de fermer des lits en pédopsychiatrie faute de personnel et de moyens.

“La méconnaissance des troubles de santé mentale et les atteintes aux droits qui en découlent constituent un obstacle au bon développement de l’enfant et à son intérêt supérieur, que deux années de vagues épidémiques ont contribué à aggraver de manière très préoccupante”, poursuit-il. le texte. “Si le pic d’hospitalisations d’adolescents en 2021 ne baisse pas, la situation de certains de ces mineurs reste dramatique, car la prise en charge est parfois insuffisante.”

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