Le Violateur de la Sambre devant ses victimes

Dino Scala opérait selon un mode opératoire répétitif : il détectait ses victimes, les attaquait par derrière, leur bandait parfois les yeux, les immobilisait avec une suffocation. Sa zone “d’action” était précise : des villages situés dans un rayon de 30 km le long de la Sambre. Son horaire habituel : le matin, avant de prendre place à l’usine de Jeumont.

Un comportement prédateur camouflé sous une apparence parfaitement banale qui aura probablement servi de couverture pendant des années. Comme l’éparpillement des plaintes. Et puis se pose la question de la place réservée aux infractions sexuelles dans les priorités judiciaires et dans la société en général.

“Il ne les a pas tués”, oserait dire un voisin de Dino Scala.

“Ces femmes sont mortes de l’intérieur”, a déclaré Danielle Zucker, analyste du comportement criminel, “et nous avons encore tendance à le banaliser aujourd’hui”. Et que dire des dernières décennies…

Ce procès en cours donnera en tout cas la parole à toutes ces victimes, y compris les jeunes Belges. Et cette fois, Dino Scala ne pourra plus se cacher : il va devoir les affronter.

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