Pas de déduction de points pour les petits excès de vitesse : l’idée officieusement présentée par le gouvernement jugée électorale par la droite et l’extrême droite
« C’est Noël en avance » : Le Rassemblement national (RN) et Les Républicains (LR) ont soutenu jeudi l’idée que le ministère de l’Intérieur ne déduirait plus de points de permis pour « petits excès de vitesse » Même si l’idée n’est pas venue par hasard, selon eux, à près de deux semaines des élections législatives.
Révélée mercredi par la presse, la voie explorée par le gouvernement serait de cesser de soustraire des points pour un dépassement de moins de 5 km/h sur la vitesse autorisée. Les amendes seraient toutefois maintenues.
Hormis un déplacement en Seine-Maritime dans le cadre de sa campagne pour sa réélection de députée, Marine Le Pen a rappelé à la presse qu’elle avait franchi cette étape à l’approche de l’élection présidentielle, a défendu Eric Zemmour. . Mais “à chaque fois qu’Emmanuel Macron adopte une proposition que j’ai pu faire, il fait pire”, a-t-il dit, plaidant pour ne retirer aucun point de permis à quiconque dépasse les 20 km/h.
Ainsi, il estime que ce qui est sur la table, “est un tout petit et tout petit cadeau”. Et “faites attention aux promesses faites dans la quinzaine précédant l’élection car elles ne sont généralement pas tenues”, a prévenu le candidat de l’Elysée.
Pour Jordan Bardella, président par intérim du RN, cette idée présentée par le gouvernement officieusement, “c’est Noël en avance : c’est toujours super, les périodes électorales”. S’il est favorable à cette mesure, “dans le domaine de l’automobile, la priorité est évidemment à la baisse des taxes sur l’essence”, l’eurodéputé a également précisé jeudi matin sur France 2.
Christian Jacob, président du parti LR, affirme également que “supprimer les retraits de petits points est une bonne chose qui va dans le bon sens”. Pour autant, “l’amende doit être maintenue absolument, sinon il n’y a pas de limite”, a-t-il déclaré à RTL, avant d’argumenter : “Parce qu’on est en période électorale, on peut avoir des doutes sur les annonces.” Avec le président Emmanuel Macron, “nous” J’ai traversé beaucoup d’écarts” entre “les paroles et les actes”, a-t-il déclaré.
La porte-parole de Renaissance, Maud Bregeon, s’est exprimée au micro de RMC jeudi matin.