Le chef de l’Etat a souligné la désobéissance aux traités européens, promue par les noces, comme “débilitante pour notre pays”.
Envoyé spécial en Roumanie
Avant de s’envoler pour la Roumanie mardi en fin de journée, le chef de l’Etat avait lié la situation internationale à l’enjeu électoral français, refusant d’y ajouter une “déstabilisation” nationale dans un contexte de crise. Mercredi, sur le tarmac de l’aéroport Mihail Kogalniceanu près de Constanta, où il venait de passer en revue les troupes françaises et étrangères, Emmanuel Macron a répondu aux accusations de mixité et aux critiques de Jean-Luc Mélenchon.
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Dans un entretien au Parisien, le chef rebelle a considéré le déplacement présidentiel aux forces françaises déployées sur le territoire roumain comme une forme de “mépris” pour les électeurs. “Il faut me dire en quoi venir vers les militaires est une forme de mépris”, a déclaré le président, estimant que les Français y voyaient “une forme de respect”.
Une intervention inhabituelle
Il ne s’est pas arrêté là dans son commentaire. “Etre président de la République, c’est aussi être chef des armées”, a-t-il poursuivi. “Nous sommes aussi à quelques jours de la fin de la présidence française de l’Union européenne. Je sais que certaines personnes veulent s’en sortir”, a-t-il ajouté, pointant du doigt le troisième homme à la présidentielle, qui défend la désobéissance aux traités européens. Ce serait “un affaiblissement pour notre pays et sa sécurité”, a déclaré Emmanuel Macron, sans rappeler toutefois les positions pro-russes de Jean-Luc Mélenchon.
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Il n’est pas rare que des chefs d’État commentent des questions de politique intérieure lorsqu’ils voyagent à l’étranger. Mais à quelques jours du second tour, Emmanuel Macron, accaparé par la guerre d’Ukraine, n’aura pas le temps de mobiliser ses électeurs.
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