Législatives : Mélenchon demande à nouveau que Macron soit nommé à Matignon en cas de victoire de la gauche

OLIVIER CHASSIGNOLE via Getty ImagesJean-Luc Mélenchon, ici lors d’une visite de campagne à Villeurbanne le 4 juin 2022.

LÉGISLATIVES – “Dans tous les pays du monde, le roi ou le président désigne le chef de la majorité qui existe”, a déclaré dimanche 5 juin Jean-Luc Mélenchon, estimant qu’Emmanuel Macron devrait être nommé Premier ministre si La Coalition de gauche remporte les législatives Élection.

Alors que le candidat malheureux à la présidentielle fait campagne sous le slogan “Jean-Luc Mélenchon Premier ministre”, Emmanuel Macron a affirmé vendredi dans un entretien à la presse régionale qu'”aucun parti politique ne peut imposer un nom au président en personne autre que lui”. nomme le premier ministre au parlement ».

“Oui”, a déclaré à LCI le patron de LFI, leader de l’alliance de gauche NUPES, mais “je suggère qu’on s’en tienne à des choses raisonnables”.

“Si cela se produit et que le président veut le déclencher, il donnera l’impression qu’il ne soutient jamais la démocratie. Ce serait une erreur de sa part, il a tort”, a-t-il ajouté.

En cas de victoire de la coalition de gauche, Jean-Luc Mélenchon n’a en revanche pas répondu s’il soutiendrait un autre Premier ministre que lui, mais issu de son propre terrain.

« Conversations en cours » avec des représentants du PS, du PCF et d’EELV

Le député des Bouches-du-Rhône, qui n’est pas candidat à sa propre succession aux législatives, a également critiqué Emmanuel Macron qui avait relevé qu'”il est rare de gagner une élection à laquelle il ne se présente pas”.

« Depuis que vous êtes ici, M. Castex a-t-il été élu (au Parlement) lorsqu’il a été nommé Premier ministre ? Non”, a-t-il rappelé, citant également les exemples de Georges Pompidou et Raymond Barre. “Alors c’est quoi cette invention de dernière minute ?”, a-t-il encore critiqué.

Interrogé sur les « pourparlers en cours » avec les représentants du PS, du PCF et d’EELV, membres de la coalition pour former un éventuel gouvernement, Jean-Luc Mélenchon a répondu « bien sûr ».

Reconnaissant qu'”il y a déjà des divergences” avec ses partenaires, il a expliqué que, s’il en venait à des responsabilités, sa “logique” serait “qu’on discute jusqu’à ce qu’on comprenne bien tout et qu’on sache vraiment si on n’est pas d’accord”.

Selon plusieurs sondages, la majorité présidentielle (Ensemble !) serait première en nombre de sièges à l’issue du second tour, devant la NUPES (LFI, EELV, PS, PC), devant LR et RN.

À lire aussi Le HuffPost : Mélenchon punit le nouveau gouvernement mais sauve Ndiaye

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *