Lyon n’avait besoin que d’un match nul pour (re)devenir champions de France lors de l’avant-dernière journée de la saison, mais ils voulaient battre le Paris Saint-Germain : après avoir battu leur dauphin de justesse grâce à un premier but marqué en troisième. . minute de Catarina Macario, l’OL est sacré pour la quinzième fois de son histoire. Un trophée qu’il avait exceptionnellement laissé au PSG la saison dernière.
Paris Saint-Germain 0-1 Lyon
Mais : Macario (3ème)
2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020… et 2022. Oui, c’est pour ça que Lyon a été perdu pour ça. il a retrouvé le titre de champion de France, ce dimanche soir, que le Paris Saint-Germain lui avait volé la saison dernière. Un PSG qui, justement, n’a pas réussi à éviter le quinzième sacre des Rhodaniennes, puisqu’il a perdu par la moindre marge lors de l’avant-dernière journée de l’exercice, alors qu’il lui fallait une victoire pour empêcher son rival de récupérer le trophée si tôt. Rien à faire : l’OL, qui compte désormais huit points d’avance sur son dauphin dans un dernier match, est décidément trop fort, et son doublé D1-C1 le prouve bien.
Quelques secondes pour éteindre tout suspense
Trois minutes. Il faut du temps à Lyon pour ouvrir le score, deux fois moins que lors de la finale de la Ligue des champions face à Barcelone. Cela montre à quel point l’OL prend plaisir à débuter un match, encore plus lorsqu’il s’agit de rencontres importantes. Cette fois c’est Macario qui a frappé le premier grâce à un magnifique service profond de Bacha. La suite est moins évidente pour les visiteurs, mais ils restent solides : si le PSG presse à égaliser, Endler intervient par exemple devant Katoto, tandis que De Almeida rate le but. Les débats sont donc rééquilibrés, contrairement au tableau d’affichage qui reste en faveur du leader du championnat quasiment sacré à la mi-temps. Sans Ollé-Nicolle sur le banc, l’entraîneur remplacé par Mendy pour des raisons extra-sportives, les Parisiens doivent donc réagir.
On y va encore une fois!
Au retour des vestiaires, l’OL reprenait le combat offensif malgré la blessure de Bacha et la tentative de Buchanan était déjouée par Dudek à la dernière minute tandis que Hegerberg essayait les gants de Voll. Sauf mention contraire, il y a une réponse… mais en vain, le lob de Karchaoui n’a pas traversé au bon moment. Le reste est une domination sereine des événements par les Lyonnais et de nombreux duels loin des cages qui ne profitent évidemment pas aux Parisiens. Qu’ils soient obligés de se rendre à l’évidence, même si c’est difficile à accepter et malgré les énormes occasions gâchées par Malard (post touché, reprise puis complètement brouillonne) : cette année, les défenseurs doivent (re)livrer la coupe à leurs ennemis. Des ennemis dont le record ne cesse de grossir, et à une vitesse complètement folle. Paris Saint-Germain (5-3-2) : Voll – Lawrence (Baltimore, 58e), De Almeida, Twenty, Ilestedt, Karchaoui – Fazer (Bachmann, 74e), Geyoro, Diallo – Diani, Katoto (Huitema, 77e). Entraîneur: Ollé-Nicolle.
Lyon (4-3-3) : Endler – Mbock, Renard, Buchanan, Bacha (Morroni, 56e) – Henry, Macario (Egurrola, 85e), Horan – Cascarino (Le Sommer, 52e), Hegerberg, Malard (Caïman, 85e). Entraîneur: Bompasteur.
Par Florian Cadu