Monkey pox : le point complet de la situation actuelle

Vérifié le 18/07/2022 par Guillaume Tabbara, Journaliste

La variole continue de se propager en France et dans le monde. Nombre de cas, rendez-vous d’urgence, traitements, vaccination, voici un récapitulatif complet de la situation actuelle.

Bientôt 1000 cas en France

Dans son dernier bilan, le 12 juillet, Santé publique France annonce 912 cas dans le pays. La grande majorité des cas sont des hommes, tandis que 2 enfants et 5 femmes figurent parmi les personnes infectées.

En dehors des zones endémiques, situées en Afrique centrale et occidentale, aucun décès n’a été détecté.

Lors d’une conférence de presse de l’OMS, le directeur général de l’organisation, Tedros Adhanom, a annoncé plus de 11 000 cas enregistrés dans le monde, dans 65 pays.

Dans quelles régions le Monkeypox circule-t-il ?

Le nombre de cas a donc dépassé la limite des 900 contaminations. La plupart ont été détectés en Ile-de-France. La région Ile-de-France compte plus de la moitié des cas.

Voici un récapitulatif détaillé par région :

  • 569 en Île-de-France,
  • 87 en Auvergne-Rhône-Alpes,
  • 68 en Occitanie,
  • 47 en Nouvelle-Aquitaine et Provence-Alpes-Côte d’Azur,
  • 34 dans les Hautes de France,
  • 18 en Extrême-Orient,
  • 13 en Normandie,
  • 9 en Bretagne,
  • 8 en centre-val de Loire,
  • 5 en Pays de la Loire,
  • 3 en Bourgogne-Franche-Comté,
  • 4 cas français à l’étranger.

Quels résultats sur les patients investigués ?

Santé Publique France a analysé 828 personnes infectées par le monkeypox. Parmi les cas adultes, les personnes concernées ont entre 19 et 84 ans. Entre eux :

  • 81% avaient une éruption génito-anale,
  • 73% une éruption cutanée sur une autre partie du corps,
  • 78% de fièvre,
  • 76% des adénopathies,
  • 37% mal de gorge.

Si aucun décès n’a été détecté, le SPF donne des données sur les personnes concernées : 40 sont immunodéprimés, 211 sont séropositifs, 403 sont sous PreP et 153 sont des cas secondaires qui ont affirmé avoir été en contact avec un malade.

La situation n’ayant pas évolué favorablement depuis, Tedros Adhanom a annoncé qu’il renouvellerait cette rencontre le 21 juillet.

Si l’état d’urgence sanitaire était décidé, c’est-à-dire le niveau maximal de surveillance, le Monkepox rejoindrait Ebola et le Covid-19, les seules pathologies classées dans ce classement durant les 5 dernières années.

Vaccination des personnes à risque

Le 8 juillet, le gouvernement, par la voix du ministre de la Santé François Braun, a annoncé l’ouverture de la vaccination aux personnes à risque.

Auparavant, il n’était disponible que pour les cas contacts. Depuis la semaine dernière, les homosexuels, les personnes trans multipartenaires, les personnes prostituées et les professionnels travaillant dans les lieux de consommation sexuelle peuvent donc demander un rendez-vous pour recevoir leur injection.

Des médicaments ont-ils été trouvés ?

Déjà présenté aux patients américains avec une ordonnance, le Tecovirimat pourrait être distribué en France aux personnes infectées par le Monkeypox.

Le 24 juin, le gouvernement français a autorisé l’utilisation de ce traitement. L’article 1 du document précise : « Par exception, le TPOXX® peut être utilisé dans le traitement des personnes infectées par le virus monkeypox. Aucun autre traitement n’est actuellement disponible.

La variole du singe a besoin d’un changement de nom

Depuis plusieurs semaines, l’OMS s’emploie à changer le nom du monkeypox. Tedros Adhanom a déclaré: “Nous ferons des annonces sur les nouveaux noms dès que possible.” il y a un mois.

La situation n’a pas changé depuis, ce point ne semble pas être une priorité pour les autorités. Le directeur de l’OMS n’a pas précisé les raisons de ce changement de nom, mais le caractère trompeur et discriminatoire de la “variole du singe” est certainement remis en cause.

Cet article vous a-t-il été utile ?

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *