La France a enregistré un total de 2.171 cas déclarés de variole, a annoncé le ministre de la Santé, François Braun, ce mardi 2 août, à l’Assemblée nationale, lors des questions au gouvernement.
L’inquiétude au sujet de Monkeypox grandit alors même que la maladie gagne du terrain dans le pays. La France compte désormais plus de 2 000 cas de variole, selon le dernier bilan de Santé publique France mardi.
De plus, il y a eu les premiers décès de personnes infectées par le virus en dehors des zones où il était déjà endémique. Les décès devraient augmenter, selon l’Office européen de l’OMS. Mise à jour sur ce que nous savons sur le virus.
Quel est le mode de transmission ?
Le virus monkeypox peut être transmis par contact direct avec des lésions de la peau ou des muqueuses d’une personne malade, ainsi que par des gouttelettes (salive, éternuements, poussière, etc.). Les rapports sexuels, avec ou sans pénétration, remplissent ces conditions de contamination, et avoir plusieurs partenaires augmente le risque d’être exposé au virus. En particulier, le contact direct avec une peau endommagée lors d’un rapport sexuel facilite la transmission.
La contamination peut également se produire par contact avec l’environnement du patient (literie, vêtements, vaisselle, maillots de bain, etc.). Il est donc important que les patients respectent l’isolement pendant toute la durée de la maladie (jusqu’à la disparition des dernières croûtes, le plus souvent 3 semaines).
En Afrique centrale ou occidentale, l’homme peut aussi être infecté par contact avec des animaux, sauvages ou captifs, vivants ou morts, comme des rongeurs ou des singes, détaille Santé publique France.
Quels sont les symptômes?
La fièvre, les maux de tête, les frissons, la fatigue, les ganglions lymphatiques enflés, les maux de dos et les douleurs musculaires sont les principaux symptômes, indique L’Assurance Maladie.
L’infection par le virus de la variole du singe peut également provoquer une éruption cutanée, consistant en des cloques remplies de liquide qui évoluent vers le séchage, la formation de croûtes, puis la cicatrisation. Des démangeaisons peuvent survenir.
Les vésicules sont plus concentrées sur le visage, dans la zone anogénitale, la paume des mains et la plante des pieds, elles peuvent être présentes mais aussi sur le tronc et les membres. Les muqueuses sont également touchées, au niveau de la bouche et de la région génitale.
Combien de temps dure la maladie ?
L’incubation de la maladie peut aller de 5 à 21 jours. La phase fébrile dure entre 1 et 3 jours. La maladie guérit le plus souvent spontanément, après 2 ou 3 semaines, mais parfois 4 semaines.
Est-ce une maladie grave ?
La plupart des cas de monkeypox sont bénins, mais le virus peut devenir grave pour les jeunes enfants, les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées, note l’ECDC. Les cas graves sont aussi liés au degré d’exposition au virus, à l’état de santé du patient et à la gravité des complications, rapporte notamment France Bleu.
Comment passer le test ?
Dans un communiqué, la Haute Autorité de Santé demande le remboursement des tests de détection de l’infection par le virus monkeypox. Il rappelle une chose importante, contrairement au Covid-19, “le diagnostic d’infection par le virus Monkeypox repose avant tout sur l’examen clinique et l’interrogatoire du patient”.
Selon la HAS, ce n’est qu’après cet examen clinique réalisé par un médecin, qui vient confirmer si oui ou non un “cas suspect” doit être confirmé, que le test d’amplification des acides nucléiques (TAAN) a lieu.
“Elle n’a de sens que dans un contexte de confirmation et n’est pas utile en l’absence de symptômes”, précise la HAS dans son avis. Réalisé en laboratoire, le TAAN est composé de prélèvements muqueux, de prélèvements cutanés et de prélèvements de la sphère oropharyngée, incluant un test PCR.
Ce sont des tests moléculaires puissants pour détecter les micro-organismes et diagnostiquer les infections qu’ils provoquent.
La HAS insiste sur la nécessité de communiquer dans les meilleurs délais les résultats de ces tests, car ils ont un impact particulier sur l’entretien ou le retrait de l’isolant. La variole du singe est une maladie à déclaration obligatoire. Dès qu’un cas est identifié, les médecins doivent avertir les autorités sanitaires. Les personnes positives doivent s’isoler pendant au moins 3 semaines.
Comment se faire vacciner contre la variole du singe ?
La Haute Autorité de Santé recommande la vaccination préventive :
- les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les personnes trans multipartenaires ;
- les professionnels qui travaillent dans des lieux de consommation sexuelle ;
- les prostitués
La vaccination préventive n’est actuellement pas recommandée aux professionnels de santé qui n’ont pas été en contact avec un patient, mais peut être envisagée au cas par cas, en fonction de l’exposition, de l’existence de facteurs de risque individuels, ou à la demande de ceux-ci, selon A. .
Vous pouvez trouver les sites de vaccination, selon votre localisation, sur le site sante.fr et sur les sites des agences régionales de santé.
Quelles sont les recommandations à suivre ?
L’OMS a conseillé au groupe le plus touché par la maladie, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, de réduire le nombre de partenaires sexuels. Les préservatifs ne peuvent à eux seuls fournir une protection complète contre la transmission du virus.
Les personnes infectées “devraient rester isolées jusqu’à ce que les croûtes tombent”, a déclaré l’ECDC. Les patients doivent éviter tout contact étroit avec des personnes immunodéprimées, des femmes enceintes, des enfants en bas âge ou des animaux domestiques. Il est également recommandé de s’abstenir de toute activité sexuelle et de tout contact physique étroit jusqu’à la guérison de l’éruption cutanée.
Les articles utilisés par les patients, tels que les vêtements, la literie, les serviettes ou les ustensiles de cuisine, ne doivent pas être partagés avec d’autres. Les soignants et les membres de la famille doivent éviter de toucher les lésions cutanées à mains nues, porter des gants jetables et observer une hygiène des mains stricte.