Monkeypox : Manque de moyens, créneaux vaccinaux saturés… La prise en charge du monkeypox est une préoccupation

Le nombre de cas de monkeypox augmente en France et, parallèlement, le public cible de la vaccination s’inquiète de la gestion de la situation. De leur côté, les associations de prévention exigent plus de transparence de la part des autorités.

La variole du singe est une préoccupation sérieuse. Le dernier bilan de Santé publique France du 21 juillet fait état de 1 567 cas confirmés d’infection en France. Une hausse qui inclut une “mise à jour des données” et qui “ne doit pas être interprétée comme une hausse exceptionnelle bien qu’une tendance à la hausse soit néanmoins observée”, a souligné l’organisme ce jeudi.

La vaccination, ce parcours du combattant

Cependant, face à l’augmentation du nombre de cas, le gouvernement a décidé d’agir en étendant la vaccination le 8 juillet aux personnes les plus exposées aujourd’hui aux infections, à savoir “les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes”. [HSH] et les personnes trans qui signalent des partenaires sexuels multiples, les personnes prostituées, les professionnels des lieux de consommation sexuelle ».

Maintenant, problème : les rendez-vous sont saturés, comme l’indique Le Nouvel Obs. Résultat : certains sont obligés de faire de multiples appels vers des centres éloignés de chez eux pour trouver un créneau. De plus, il faut attendre 28 jours entre la première et la deuxième dose, et le vaccin ne fait effet que deux semaines après cette dernière.

“Les créneaux ont été rapidement saturés, faute de doses disponibles”, confirme Marc Dixneuf à franceinfo. Le directeur général de l’association Aides, qui s’emploie à relayer les dernières informations sur la maladie, notamment via les réseaux sociaux, pointe le manque de cohérence des informations sur la vaccination. “Cela varie beaucoup d’une région à l’autre. Certaines agences régionales de santé (ARS) publient sur leur site la liste des sites qui proposent la vaccination contre le monkeypox, tandis que d’autres se contentent de renvoyer au service d'”information sur le sida sur la plateforme”, a-t-il ajouté. se lamente.

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Le #MonkeyPox continue de se propager, notamment chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. Au 12 juillet 2022 à 14h00, 912 cas ont été confirmés.

?Nouveau fil sur nos recommandations et réclamations

— Association AIDES (@assoAIDES) 13 juillet 2022

Concernant les stocks de vaccins disponibles, la DGS a indiqué jeudi à nos confrères que depuis le début de la vaccination, 30 000 doses ont été apurées et 20 000 ont été livrées à ce jour. Ces livraisons continuent à se faire progressivement, en fonction des besoins des centres de vaccination. En tout cas, la Commission européenne a annoncé lundi l’achat de 54.530 doses supplémentaires du vaccin au laboratoire danois Bavarian Nordic.

Manque de ressources

En France, il existe 120 centres (la liste est disponible sur www.sante.fr/monkeypox). Pourtant, certains peuvent prendre rendez-vous mais n’ont pas la capacité de se faire vacciner immédiatement, note Le Nouvel Obs. La Direction générale de la santé évoque chez nos confrères un manque de « moyens humains et organisationnels ».

A Montpellier, par exemple, trois lieux permettent la vaccination contre la variole du singe. Mais ce sont les seuls dans l’Hérault.

Marc Antoine Bartoli craint, pour sa part, que ces démarrages de bégaiement ne se payent dans une série de contaminations : « On risque de payer très cher ce retard à l’allumage en début de cure : la plupart des patients doivent recevoir deux doses séparées de 28 jours entre eux. et ils ne sont protégés de manière optimale que deux semaines après la deuxième injection. Les vaccinés aujourd’hui ne le seront qu’en septembre”, rappelle au micro de franceinfo le coordinateur de la prévention d’Act-Up Paris, dont il craint que la courbe de pollution augmenter dans les années à venir. semaines.

\ud83d\udd34 LIVE – \ud83d\udde3 Vaccination contre la variole du singe : trop de temps pour commencer ? \u27a1\ufe0f “Très clairement, nous manquons de plages horaires” pour la vaccination, explique Marc-Antoine Bartoli, coordinateur prévention Act Up Paris. “Le premier créneau horaire que j’ai vu était le 6 septembre.” pic.twitter.com/bpvcgV595V

— franceinfo (@franceinfo) 22 juillet 2022

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