La chambre du conseil de Charleroi vient de rendre son ordonnance, l’instance judiciaire a décidé de renvoyer trois éducatrices de la crèche Dourlet de la ville de Charleroi devant le tribunal correctionnel pour “refus d’assistance”.
Elle s’appelait Ciena. Il avait 3 mois et demi lorsqu’il est décédé subitement le 9 mai 2016 alors qu’il était à la crèche municipale du docteur Dourlet. Un drame inexplicable et intolérable pour ses parents qui, en février 2019, confiaient à RTL info : “On a découvert qu’on n’avait pas donné le biberon au petit, qu’il y avait des changements dans le lait, qu’on ne regardait pas.” comme si on ne laissait pas un enfant à la garderie. Personne ne sait où il était, quand, dans quelle position il était. Tout le monde se lance la balle entre eux.
C’est essentiel pour cette famille brisée
Après un long et infernal combat pour les parents, le tribunal a décidé que ce seraient les magistrats du tribunal correctionnel qui se prononceraient sur les responsabilités présumées qui auraient conduit à la mort du bébé. Maître Lauvaux, ténor du Barreau de Charleroi, qui se bat aux côtés de la famille, se réjouit de cette belle avancée : “C’était un devoir de justice de transmettre ce dossier à l’autorité compétente. En cas de décès de Charleroi. un trois -enfant d’un mois qui ne souffrait d’aucune maladie, il faut comprendre ce qui s’est passé. C’est essentiel pour cette famille brisée, pour l’honneur de notre justice et de notre société.”
La fillette de 3 mois avait été placée sur le ventre et laissée à l’abri de la chaleur. Les parents estiment qu’il y a eu négligence grave et ont déposé une plainte pour homicide pour manque de prévoyance. En mai 2018, une reconstruction a été effectuée avec les trois puéricultrices présentes le jour de l’incident.