Charleroi, la ville la plus laide du monde, vraiment ? Car à Mont-sur-Marchienne, à quelques minutes en voiture du centre-ville de Charleroi sur l’avenue Paul Pastur, le restaurant « Vilain » vient d’ouvrir. Et c’est tout sauf laid.
La bâtisse des années 1920, ornée d’un géant “La Closerie” sans que l’on sache d’où vient exactement le nom, a abrité La Main à la Pâte, un restaurant italien, avant d’être reprise par le chef Antoine Château et sa compagnie Margaux Balériaux. Après quelques pas en regardant une façade impressionnante, vous atteignez l’entrée du restaurant où un puits de lumière forme un puits de lumière.
© Pryzm / Vilain
Nous sommes accueillis par le chef, pressé, qui fait un geste dans le dos pour venir s’asseoir. Mais dans l’espace principal, avec une belle hauteur sous plafond et un arc (fenêtre) pouvant accueillir plusieurs tables, l’ambiance est calme… très calme. Il est 19h30, sommes-nous les seuls clients ? Absolument pas : les couples, la famille ou les amis se sont installés en terrasse ou dans le jardin, au fond, là où se trouvent les tables. Au milieu des arbres, des buissons, où nous avons vu deux chats se promener. Une demi-heure plus tard toutes les tables étaient prises, ou presque.
Au niveau de la carte, le restaurant se targue de proposer des plats “coquins”, nom donné aux fermiers libres (par opposition aux serfs). Nous ne savions pas trop à quoi nous attendre, et comme le menu change chaque semaine, il est difficile de recommander des plats spécifiques, mais c’était très agréable. Lors de notre visite, on nous a proposé des plats à partager, façon tapas. On nous a recommandé cinq plats pour deux, nous en avons pris sept et sommes repartis le ventre trop plein : nous aurions dû écouter la patronne et ses conseils, qui étaient aussi très bons en terme de vin – rouge – pour accompagner- le tout jusqu’au dessert. .
© Garance Wauthier – @happy_curieuse
On a commencé par un carpaccio de curry aux groseilles (8€), où menthe et huile se mélangeaient parfaitement, une burrata accompagnée de concombre et d’une rafraîchissante et délicieuse sauce citron/gingembre (13€) et un tartare de thon rouge à la pastèque et coriandre fraîche (€ 15) – un mix aussi étonnant que parfaitement fonctionnel. Curieux, on continue ensuite avec des fruits de mer aux amandes de mer gratinés au chorizo et parmesan (11 €), plutôt fins au goût d’Espagne mais on a moins aimé, des fleurs de courgettes farcies au fromage de chèvre (12 €) où le miel et le thym. donnaient un coup de fouet au palais, et les falafels de défaite sauce yaourt et menthe (11 €) étaient du plus bel effet. On s’est retrouvé, toujours par curiosité, avec des haricots et du magret de canard séché (13€), et c’était aussi bon que le reste.
© Garance Wauthier – @happy_curieuse
La ration de fondant accompagnée d’une boule de glace permettait de finir le vin et le repas. Bref : nous avons (trop) bien mangé, et nous reviendrons. Le chef, alias “Nanny”, a visiblement bien appris de ses précédentes expériences à La Rochelle, Ile de Ré, Paris, Cambodge et Bruxelles : le résultat au “Vilain” à Mont-sur-Marchienne est, selon nous, probant. . Le ticket, snack-vin-dessert inclus, est plutôt au top des restaurants Carolos. Mais quand on aime, on ne compte pas.
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