Publié: 27/05/2022 – 08:36
La Chine et la Russie ont empêché jeudi 26 mai le Conseil de sécurité d’imposer davantage de sanctions à la Corée du Nord à l’ONU, alors qu’elle multiplie les essais de missiles balistiques depuis le début de l’année. Un double veto, donc, sur un projet de résolution soutenu par les Etats-Unis, soutenu par treize membres, visant à cibler un groupe de hackers liés au régime nord-coréen pour interdire les exportations de pétrole et de tabac vers Pyongyang.
Avec notre correspondante à New York, Carrie Nooten
Apparemment, c’est la première fois que le Conseil de sécurité est publiquement divisé depuis qu’il a commencé à imposer des sanctions à Pyongyang en 2006. Les États-Unis, qui préside le Conseil et sont connus pour être désireux de cibler la Corée du Nord, ont présenté cette proposition de nouvelles sanctions par voter alors que la veille, Pyongyang a tiré trois missiles balistiques.
Un Conseil bloqué depuis 2018
La Chine et la Russie n’ont pas emboîté le pas et ont finalement officialisé les divisions sous-jacentes au Conseil sur le dossier nord-coréen. Parce que ce fichier est gelé depuis bien plus longtemps. En 2017, Donald Trump a persuadé les deux pays d’imposer des restrictions à leur protégé, mais après le fiasco raté des voyages à Singapour et au Vietnam, Pékin en voulait à Washington de lui avoir forcé la main, et refuse désormais d’entendre parler de sanctions. escalade improductive, dit-il.
Le Concile était donc bloqué depuis trois ans. Alors que ce veto peut donner au dirigeant coréen l’impression qu’il est libre de faire proliférer son programme nucléaire en toute impunité, l’administration Biden a refusé de faire taire le Conseil.
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