Pouvoir d’achat : pour les classes moyennes, “l’impression d’être les vaches de l’argent de l’Etat”

Maximilien Carlier 06h15, 19 juillet 2022

Le projet de loi sur le pouvoir d’achat est entré lundi à l’Assemblée nationale. Parmi les mesures phares : la prime de transport, la fin du prix de la licence télévision ou encore le chèque alimentation de 100 euros, sous réserve d’un contrôle des ressources… Mais les classes moyennes ont encore le sentiment d’être les grands politiciens « oubliés ». “

Les débats sur le projet de loi sur le pouvoir d’achat ont débuté lundi à l’Assemblée nationale. Le gouvernement prévoit plusieurs mesures pour aider les ménages les plus modestes, durement touchés par l’inflation. Parmi les idées évoquées : la revalorisation des pensions de retraite, le contrôle de la pension alimentaire de 100 euros, auxquels s’ajouteront 50 euros par enfant, ou encore la suppression de la redevance télévision.

“On donne beaucoup, on reçoit peu”

Si cela touchera surtout les Français les plus modestes, les classes moyennes, qui peuvent ne pas être concernées par ces aides, se sentent « oubliées ». C’est notamment le cas de Guillaume et Alice, parents de deux jeunes enfants. Elle est infirmière, elle lui apprend. Ensemble, ils gagnent 4 500 euros par mois, paient des impôts, mais se sentent aussi un peu négligents.

“On se sent comme les vaches à fric de l’Etat. On donne beaucoup, mais on reçoit très peu. La seule aide à laquelle on a droit, c’est 134 euros par mois pour nos deux enfants, de la Caf”, déplore ce couple de Lillois. Ils n’avaient notamment pas droit à la prime de naissance, ni à la prime à la conversion pour l’achat d’un véhicule électrique. “Rien”, résume Guillaume.

“Avec 4.500 euros, ça ne nous dérange pas, mais on ne fait pas ce qu’on veut”

En plus, selon lui, « ce sont toujours les mêmes qui font l’effort ». On a envie de payer, c’est normal qu’il y ait une politique de redistribution sauf que ça doit être cohérent. Avec 4 500 euros, on n’est pas les plus pauvres , nous n’avons pas à nous plaindre, mais nous ne pouvons pas faire ce que nous voulons.” Surtout maintenant avec la hausse des prix du carburant et de l’énergie.

Dernière démission du couple : partir en vacances près de chez eux pour faire des économies.

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