Proxénétisme, abus sexuels… Que sait-on du jeu d’acteur de Jacques Bouthier ?

Le leader d’Assu 2000 a été mis en examen pour “traite des êtres humains” et “viol sur mineur” suite à la plainte d’une jeune fille de 22 ans. Trois victimes présumées ont été identifiées.

La liste des victimes présumées va-t-elle s’allonger ? Alors que Jacques Bouthier a été mis en examen samedi pour “traite des êtres humains” et “viol sur mineur”, la Brigade des mineurs chargée de l’enquête poursuit ses investigations pour identifier d’autres jeunes femmes potentielles tombées sous le contrôle du chef. d’Assu 2000.

Trois victimes présumées ont été identifiées à ce jour depuis le témoignage d’une jeune fille de 22 ans, venue porter plainte mi-mars dans un commissariat parisien, a indiqué à BFMTV une source proche du dossier. Devant la police, elle décrit comment Jacques Bouthier l’a abusée pendant plusieurs années, profitant du contrôle financier qu’il exerçait sur elle.

Lors de cette plainte, il affirme également qu’une jeune fille de 14 ans a alors pris sa place pour répondre aux attentes du patron d’Assu 2000. Dans une vidéo fournie par la police et grâce à laquelle une enquête préliminaire va être ouverte. , on y voit en effet une jeune fille allongée dans un lit à côté de Jacques Bouthier. De plus, une autre femme aurait précédé la plaignante à ce poste.

Existe-t-il un « système Bouthier » ?

Si les enquêteurs tentent de savoir quand sont retracés les agissements de Jacques Bouthier et s’il s’agit d’autres jeunes femmes, c’est parce que les témoignages des victimes présumées qui ont été entendues semblent montrer un système qui fonctionne bien.

Selon nos informations, la plaignante de 22 ans dit être abusée par Jacques Bouthier depuis qu’elle a 16 ans, depuis 2016. Venue du Maroc, elle s’est d’abord installée chez une connaissance en région parisienne.

Ce dernier la met alors en relation avec le leader d’Assu 2000. Cette femme, prénommée Leïla et âgée de 47 ans, est accusée de proxénétisme et est incarcérée.

Influence financière

Devant les enquêteurs, la plaignante raconte que Jacques Bouthier l’a emmenée dans un appartement, en échange de quoi il a dû avoir plusieurs actes sexuels. Ainsi, le patron aurait exercé, sans l’avoir réellement séquestrée, un fort contrôle sur la jeune femme, profitant de sa précarité économique et psychologique.

Selon son histoire, il l’a également forcée à avoir des relations sexuelles avec d’autres hommes dans des clubs échangistes, pour lesquels elle l’a payé. Jacques Bouthier aurait fini par lui dire qu’il devenait trop gros à son goût, et lui aurait donné instruction de lui trouver une remplaçante.

La jeune fille de 14 ans qui a pris la place de la plaignante a également pu être identifiée par les enquêteurs. Enfin, la troisième victime présumée est la femme qui a précédé le plaignant. Assise à côté des policiers, elle confirme qu’elle logeait au même étage que celui qui l’a remplacée. Il dit aussi avoir été payé après chaque rapport sexuel, précisant qu’il était majeur au moment des faits.

“Considéré comme un gros cochon”

Selon le témoignage d’un cadre d’Assu 2000, qui souhaite rester anonyme, sur BFMTV, le grand patron n’a pas caché son attirance pour les très jeunes femmes, osant faire des déclarations sérieuses devant ses salariés et ne pas se priver de proposer des jeunes les apprentis à monter dans leur chambre d’hôtel pendant les séminaires.

“Quand tu croisais sa route, tu ne devais pas être jeune et belle. Il était incapable de ne pas avoir de pensées lourdes et sablonneuses dès qu’il croisait une femme. Il faisait toujours rire les sbires qui l’entouraient”, dit-il. il. “Jacques Bouthier était vraiment considéré comme un gros cochon.”

Prétendument innocent, le responsable d’Assu 2000 a été inculpé des crimes de « traite des êtres humains sur mineur », « viol sur mineur de 15 ans », « agression sexuelle sur mineur de 15 ans » et « usage de la prostitution d’un mineur “. », alors qu’il rémunère la victime de 22 ans pour des actes sexuels. Il a été incarcéré à la prison de Fresnes en fin de semaine dernière.

Cécile Danré et Elisa Fernandez

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