Résultat Nupa aux législatives : un score sous-évalué par le ministère de l’Intérieur ?

MARIAGE. 26,8 %. C’est le score que Nupes affirme avoir réalisé au premier tour des élections législatives, alors que le ministère de l’Intérieur l’accrédite avec seulement 25,66% des suffrages. L’enjeu : l’emporter face à la majorité présidentielle et ses 25,75 %.

Cherchez un résultat législatif près de chez vous

Sommaire

[Mis à jour le 14 juin 2022 à 10h04] “Le ministre de l’Intérieur fait vraiment du piratage”, a déclaré mardi matin Adrien Quatennens au micro de franceinfo, déplorant que “M. Darmanin et M. Macron font de leur mieux pour gagner quelques voix”. Le message est clair : les noces auraient remporté ce premier tour des législatives, une nouvelle que le député du Nord qualifie d'”historique”. Pourtant, la bataille des chiffres entamée au lendemain du scrutin n’a pas fini de défrayer la chronique, le ministère de l’Intérieur n’a pour l’instant pas pris en compte les revendications de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale qui, accréditée auprès des 25, 66% du vote. distribués, conteste vigoureusement ces chiffres. La nuance politique prétend avoir prévalu avec 26,8% des suffrages contre 25,75% de la majorité présidentielle. Plusieurs insoumis avant Adrien Quatennens ont crié et dénoncé dans un communiqué une manipulation des résultats par le ministère de l’Intérieur pour “amener artificiellement la coalition présidentielle en tête du premier tour”. Du côté de la majorité, on répond qu'”il n’y a pas de pièges”, selon le délégué général LREM Stanislas Guerini lors de son passage sur RMC-BFMTV fixé le 13 mai. Il voit dans cette polémique “un fumeur” caractéristique des “invectives excessives et systématiques de Jean-Luc Mélenchon”. Comment interpréter cette polémique ?

Manuel Bompard a été le premier à se plaindre du calcul du ministère dans un message cinglant sur Twitter adressé directement au ministre Gérald Darmanin, garant des résultats des élections. “Alors que Nupes obtient 6.101.968 voix (26,8%), le ministère de l’Intérieur ne lui accorde que 5.836.202 voix (25,7%),”, a écrit au dernier moment le candidat des Nupes dans la 4e circonscription des Boques del Roine. Ces dénonciations ont rapidement trouvé un écho chez le reste des membres de LFI, et donc du Nupes, jusqu’à Jean-Luc Mélenchon qui a témoigné au micro de LCI le 13 juin : “Maintenant il y a un doute sur ce que fait Gérald Darmanin avec les résultats”. Avant-hier, je n’y aurais pas pensé. Si on gagne, il faudra tirer des conclusions.» Et les rebelles d’ajouter : “Tout ça pour faire illusion, tout le monde comprend que ce sont de mauvais perdants mais ce n’est pas un jeu, c’est notre démocratie.”

Mais où iraient les plus de 260 000 votes manquants ? Les dirigeants de LFI pointent du doigt le décompte des voix des candidats investis par le Nupes, selon eux, au profit des différentes maisons de disques de gauche (DVG). Trois candidats seraient inquiétés en France métropolitaine et plus encore en Corse et à l’étranger, selon le Nupes. Par exemple, Elie Calife, un candidat qui se revendique de Nupes dans la 4e circonscription de Guadalupe, a été identifié comme “plusieurs gauchistes” par le ministère de l’Intérieur. Ainsi, 6 126 voix sont retirées du score national. De même, Djaroudi Ali, candidat de Nupes dans la 2e circonscription de Mayotte, s’identifie lui aussi comme un « gauchiste hétéroclite » : cette fois 1 000 voix ne sont pas attribuées à Nupes.

Les résultats de Nupes ont-ils été falsifiés ?

“Les chiffres sont faux”, a déclaré Alexis Corbière à RMC, lundi 13 juin. La députée LFI et Nupes réélue en Seine-Saint-Denis hier soir au premier tour des législatives est convaincue de la manipulation des chiffres par le ministère de l’Intérieur dans le décompte des voix pour le vote de la veille. Le décompte des candidats investis dans les noces ferait défaut dans certaines circonscriptions d’outre-mer : “Il nous prend des candidats sans aucun doute, considère que les personnes que nous avons soutenues n’étaient pas des noces et ne les compte pas, notamment dans les DOM-TOM.”

Les cas de Jean-Hugues Raton et Karine Lebon, deux candidats de gauche à la réélection à La Réunion, sont pris en exemple. Manuel Bompard, comme d’autres rebelles, affirme que ces candidatures ont le soutien des noces et, par conséquent, que les voix obtenues par les candidats doivent être comptées dans le score de la coalition. Cependant, selon le ministère de l’Intérieur, les deux candidats se présentent sous l’étiquette de plusieurs gauchistes et ne sont pas associés aux noces. Le même scénario se serait produit pour d’autres candidats de gauche outre-mer affiliés au Nupes mais aussi à la Corse et avec trois candidats en France métropolitaine : Hervé Saulignac en Ardèche, Dominique Potier en Meurthe-et-Moselle et Joël Aviragnet en Haute-Garonne. . Un mauvais décompte des voix qui est compris comme une « omission manifeste » du ministère de l’Intérieur selon Manuel Bompard.

Contacté par l’AFP, le ministère de l’Intérieur dément n’avoir considéré comme candidats Nupes que les noms inscrits dans “une liste encore très complète” de “tous les candidats auxquels il faudra attribuer la nuance ‘Nupes'” qui lui a été transmise. lui par la direction de campagne de Nupes le 8 juin et sur laquelle “il n’y avait pas de candidats à l’étranger”. Cette explication trouve écho dans les propos du journaliste Raphaël Grably qui a relevé que ni Jean-Hugues Raton ni Karine Lebon ne figurent dans les candidatures du Nupa sur le site officiel de la coalition.

Mais quelle explication propose le ministère de l’Intérieur pour les trois candidats métropolitains retirés des rangs du Nupes ? Le gouvernement aurait fait une analyse individuelle de ces candidatures. Quant à Hervé Saulignac, qualifié de gauche dans les résultats officiels, le ministère a été induit en erreur par les affirmations du candidat selon lesquelles il est “socialiste, pas insoumis”. Pourtant, au micro de franceinfo le candidat affirme ne pas avoir renoncé à l’investiture du Nupes. Comme Joël Aviragnet qui, malgré des divergences avec les propositions de LFI, s’est présenté comme “le seul candidat PS dans sa circonscription sous l’accord Nupes”. De quoi remettre en cause la décision du ministère de compter sa voix dans les différents résultats qui restent. L’élection du gouvernement ne semble justifiée que pour le troisième candidat, Dominique Potier, qui encore au soir du premier tour assurait que c’était sa décision “de ne pas vouloir prendre le sceau des Nupes”.

Pourquoi n’y avait-il pas de nombre d’applications Nupes à l’étranger ?

Aucun candidat étranger aux élections législatives ne figure sur la liste des candidats du Nupes, selon le ministère de l’Intérieur. Une affirmation à laquelle Manuel Bompard répond par l’impossibilité de représentation des partis locaux lors des négociations nationales qui ont abouti aux Nupes, « donc, il était difficile de dire à leur place qui serait candidat ». En revanche, selon le candidat des Bouches-du-Rhône, cela n’a pas empêché le Nupes de soutenir des candidats investis par des forces locales, comme Jean-Hugues Raton et Karine Lebon à La Réunion. Il en va de même pour Eric Calife, Nadège Montout, Christian Baptiste et Sylvie Chammougon Anno dans les quatre circonscriptions de la Guadeloupe. Tous sont reconnus par les Nupes mais ont vu leur résultat compter sur plusieurs gauchistes.

Outre l’absence d’accord formel entre le Nupes et les candidats étrangers, la reconnaissance de l’investiture par la coalition de gauche a été d’autant plus compliquée que les candidats ont dû faire campagne sans le logo du Nupes. Si défendre le programme de la coalition est une preuve considérable du soutien d’un candidat au Nupes, ce n’était pas suffisant pour le ministère.

Pour dresser une liste détaillée des candidats du Nupes en Outre-mer et en Corse, la seule solution, selon Manuel Bompard, est de procéder “au cas par cas” et de “savoir ce qui correspond à la réalité”. […] S’il est élu, il siégera bien dans une majorité syndicale populaire. »

Quels résultats pour les Nupes aux législatives de 2022 ?

Aux yeux de la direction de Nupes, cette “manipulation des chiffres” discrédite les résultats complets et définitifs du ministère de l’Intérieur, qui les place en deuxième position avec 25,66% des suffrages derrière LREM (25,75%). Ce sont, comme leur nom l’indique, les seuls résultats officiellement reconnus pour les élections législatives. Dans un communiqué, la coalition de gauche appelle cependant la rédaction à garder ses propres comptes ponctuels, un choix fait par Le Monde qui place le Nupes en tête avec 26,1% des suffrages devant la présidentielle. majorité et ses 25,88%.

En tout cas, les Nupes se sont imposés comme principale force d’opposition à la majorité présidentielle dans les résultats du premier tour des élections législatives. Les résultats du scrutin permettent aux Nupes d’être classés dans 406 circonscriptions pour le second tour et de choisir quatre députés parmi les cinq choisis au premier tour : Alexis Corbière en Seine-Saint-Denis et Danielle Obono, Sophie Chirikou et Sarah Legrain. à Paris.

Le Nupes ambitionne toujours d’obtenir la majorité à l’Assemblée nationale et au lendemain du premier tour la juge Clémentine Autain…

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *