Les joueurs du Lyon Olympique Universitaire (LOU) après leur victoire contre le Rugby Club Toulonnais (RCT) en finale du Challenge Européen de Rugby au stade Vélodrome de Marseille le 27 mai 2022. PASCAL GUYOT / AFP
Lyon, mené par Baptiste Couilloud au mieux de sa forme, a remporté le premier titre européen de son histoire en battant Toulon (30-12) le vendredi 27 mai à Marseille en finale du Challenge Européen.
Le Lou, qui évoluait encore en Pro D2 en 2016 et disputait sa première finale continentale, a empêché le RCT, vainqueur de la “grande” Coupe d’Europe à trois reprises (2013, 2014, 2015), de remporter le premier doublé français. L’équipe du Var affronte à nouveau la dernière marche après avoir perdu en finale face à Cardiff (28-21) en 2010, Biarritz (21-18) en 2012 et Bristol (31-19) en 2020.
Les Gones enrichissent un palmarès jusqu’ici limité à deux titres de champion de France en 1932 et 1933 ou des couronnes de deuxième division en 1989, 1992, 2011, 2014 et 2016. Lyon est la huitième équipe française à remporter le Challenge, après Bourgoin-Jallieu (1997) , Colomiers (1998), Clermont (1999, 2007, 2019), Pau (2000), Biarritz (2012), Stade Français (2017) et Montpellier (2016, 2021).
Baptiste Couilloud a manœuvré
Encore une fois, jouer quasiment à domicile a été un échec au Rade Club. Comme en 2010 déjà à Marseille, comme en 2020 à Aix-en-Provence. Et, comme il y a deux ans, les Toulonnais ont perdu leur titularisation : au stade Maurice-David, Bristol les a pris à la gorge d’entrée, avec un essai dès la première minute. Au Vélodrome, celle de Baptiste Couilloud a été annulée cette fois par vidéo. Mais le penalty a finalement été lâché peu après, lorsque le demi mixte a profité d’une interception de Jordan Taufua d’une passe risquée de Sergio Parisse (8e).
Il a aussi pris part à l’autre essai repoussé, celui de Davit Niniashvili (40e+1), montrant toute sa vision en jouant un penalty rapide de la main puis en envoyant admirablement le jeune ailier géorgien dans le but. Emmené par Couilloud, fils de la ville et du club, Lou a fait un bref boulot du RCT, noyé par l’intensité des hommes de Pierre Mignoni.
A noter que le départ prématuré de Gabin Villière (31e) ou le carton jaune encaissé par Aymeric Luc (46e) ont dérangé les protégés de Franck Azéma, au même titre que ses entrées erronées ou les difficultés d’Eben Etzebeth. Les exclusions temporaires de Léo Berdeu (63e) et Charlie Ngatai (73e) n’y ont rien changé, pas plus que la répétition tardive de Cheslin Kolbe (74e). Mignoni a passé un mauvais moment dans son ancien et futur club. En effet, il rejoindra le RCT hors saison. Mais cet été il pourra débarquer sur la Rade avec le sentiment de l’accomplissement.
« Gagner un diplôme vaut beaucoup de travail. Un titre est important pour construire un club. Ce serait formidable pour la suite, cela permettrait aux joueurs de réaliser leur potentiel”, assurait l’entraîneur lyonnais à la veille de la finale. “C’est important pour le club, pour la région lyonnaise. Nous serions la première équipe à remporter un titre. C’est important”, a-t-il déclaré. Il a été entendu. Outre l’OL féminin et ses huit Ligues des champions, c’est le premier titre masculin dans la capitale des Gaules.
Le monde avec l’AFP