Certaines des traductions proposées par ces « experts du système d’enrichissement de la langue française » semblent assez naturelles voire banales, comme écrire « early access » au lieu de early access, « season pass » au lieu de season pass ou « professional player » au lieu de professionnelle. joueur. D’autres sonnent plutôt bien, comme simplement dire “retrogaming” au lieu de retrogaming. La traduction des hardcore gamers en “hyperplayers” face aux “casual gamers” n’est pas si mal non plus. Effort louable aussi pour le terme matchmaking qui pourrait se transformer en « appariement de joueurs » avec un brin de bonne volonté.
En revanche, il faudrait se débarrasser d’habitudes un peu trop ancrées pour imaginer l’acronyme CTA (contenu téléchargeable supplémentaire) remplaçant le traditionnel DLC (contenu téléchargeable). Idem pour virer l’eSport si universel au profit des “jeux vidéo compétitifs” ou demander aux streamers de devenir des “live gamers”, une traduction pour le moins discutable. Il est également difficile de remplacer les jeux en nuage déjà bien installés par des “jeux vidéo en nuage”, bien que le bureau francophone de Québec promeuve l’utilisation d’un terme tel que “l’informatique en nuage” depuis 2010.
Mais le malheur est que nous n’avons pas encore d’équivalent idéal et immédiatement compréhensible du terme jeu en tant que service, souvent traduit littéralement par “jeu en tant que service” ou plus simplement par “service de jeu”. Pour les experts francophones, la traduction recommandée ici est “jeu vidéo à la carte”, proposition qui semble relever d’une méconnaissance du sujet. Une notion certes récente et dont la définition reste assez fluide, mais qui désigne avant tout un jeu dont le modèle économique est destiné à rapporter de l’argent sur une longue durée.