En 2018, Gaël Duval a créé un système d’exploitation non basé sur les services de Google. 4 ans plus tard, le système d’exploitation sort de sa bêta pour proposer une V1 qui met l’accent sur la confidentialité et le contrôle des données personnelles.
/e/OS, c’est quoi ?
/e/OS est un système d’exploitation alternatif français créé par Gaël Duval. Sa première version date de 2018, elle est donc très récente. Ce système open source est basé sur Android, mais n’intègre pas les services mobiles de Google, le fameux GMS dont Huawei ne dispose plus depuis 3 ans. L’ambition de /e/ est de proposer un système d’exploitation respectueux de la vie privée, c’est-à-dire n’embarquant aucun crawler, contrairement à Android ou iOS. /e/OS est développé par une organisation à but non lucratif, et non par une société comparable aux GAFAM, et ne cherche donc pas à tirer profit de la collecte de vos données personnelles.
Il existe plusieurs manières d’accéder à /e/OS sur un smartphone. Il est possible d’acquérir un mobile Murena, la gamme de smartphones équipés par défaut de ce système d’exploitation. Il en existe une poignée et la Fondation /e/ est partenaire de constructeurs comme Samsung ou Fairphone. Cependant, si vous êtes équipé d’un autre terminal, vous pouvez installer l’OS à la main, à l’aide d’un installateur – mais peu de modèles sont pris en charge – ou simplement en téléchargeant le package. Au printemps 2022, le système d’exploitation repose sur Android 11 et signe enfin sa sortie de la version bêta, qui marque l’arrivée de /e/OS V1.
Sur les grandes lignes
Le système d’exploitation /e/ est “dégoogled”. Il n’intègre donc pas de GMS, et bien qu’il soit basé sur Android, Google n’intervient pas dans le téléphone. De ce fait, /e/OS propose ses propres applications comme alternative à Mountain View. Il s’agit notamment d’une boutique d’applications, d’une application de navigation ou même d’un navigateur que Google ne propose évidemment pas par défaut. Pour les services de géolocalisation, /e/ passe par Mozilla. Comme l’indique le manifeste de la fondation, “Garder vos données privées ne signifie pas renoncer à votre numérique.” En effet, si /e/OS se dote de son propre store, ce dernier permet tout de même de télécharger ses applications favorites. Une grande partie de ce que l’on peut trouver dans le Play Store est disponible, même si parfois vous devez chercher dur pour trouver une application. Par exemple, “Facebook” n’apparaît pas dans la liste lorsque nous tapons le nom dans la barre de recherche ; taper “Meta” montre l’application de réseautage social, mais pas dans les premiers résultats et surtout après Messenger (le messager de Meta). Ce sera donc délicat, mais il faut bien avouer que /e/OS offre un accès à bon nombre d’applications et reste assez complet, même sans Google.
Que propose /e/OS v1
- En bon protecteur de la vie privée, le système d’exploitation permet de garder une trace de toutes les données collectées par des tiers, visibles notamment sur son portail alternatif, appelé App Lounge. Le magasin attribue une note de confidentialité de 10 à chaque application, qui est automatiquement calculée en fonction des autorisations et des robots détectés dans le titre. En dessous de cette note, une description sous la rubrique “Analyse de la confidentialité” permet de visualiser les permissions requises par l’application ainsi que les différents crawlers qui y sont cachés.
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Si la volonté de Murena est de proposer quasiment la même expérience Android sans tous ses inconvénients, le résultat n’est pas exactement le même. En fait, l’emplacement qui passe par Mozilla est un peu plus fantaisiste que celui utilisé par GMS. Il en va de même pour l’App Lounge qui héberge de nombreuses applications Play Store, mais la compatibilité (pour certaines) est un peu risquée. De petites choses prises séparément, mais qui, mises bout à bout, peuvent rapidement devenir accablantes.
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L’application photo est encore lente à fonctionner. Ce que nous avons trouvé lors de notre test du système d’exploitation sur un Redmi Note 8T s’applique malheureusement toujours aujourd’hui. Le bouton de l’obturateur met un certain temps à réagir, tout comme le bouton pour changer d’objectif. De plus, ce que vous voyez à l’écran est flou et de très mauvaise qualité. Ce qui, bien sûr, a fait de la vidéo une sensation du jour au lendemain.
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