Lancement de 3 missiles : la Corée du Nord se prépare-t-elle à un essai nucléaire ?

Ces tests ont été qualifiés de “provocation grave” par la Corée du Sud.

Depuis 2006, la Corée du Nord a procédé à plusieurs essais nucléaires sur son territoire, suscitant l’inquiétude des instances internationales.

Lors de la première visite de Joe Bidden en Asie en tant que président, beaucoup s’attendaient donc à une démonstration de force de la Corée du Nord.

Mais c’est en réalité quelques heures après le départ de Joe Bidden que la Corée du Nord a décidé de lancer 3 missiles.

3 missiles lancés, dont un prétendu ICBM

Le chef d’état-major de l’armée sud-coréenne a déclaré que 3 missiles avaient été tirés depuis la région de Sunan en Corée du Nord. Selon le communiqué, ils se seraient envolés vers les eaux nord-est du pays.

Les missiles ont été lancés vers 6h35 le mercredi 25 mai.

L’un d’eux serait en fait un ICBM, un missile balistique intercontinental. Il aurait parcouru 360 km à une altitude maximale de 540 km.

Selon le Japon, les missiles n’auraient pas atterri dans les eaux nord-coréennes, aggravant encore la situation.

Les réactions

Très vite, le président sud-coréen Yoon Suk-yeol a fermement condamné le lancement de ces missiles, les qualifiant de “grave provocation”.

Son équipe a déclaré que l’opération “menace la paix internationale”.

Par ailleurs, l’agence de presse Yonhap a révélé que la Corée du Sud aurait pu mobiliser une trentaine d’avions de chasse F-15K en réponse aux missiles nord-coréens.

Le Premier ministre japonais Fumio Kishida a également déclaré que le lancement était “inacceptable” et “menaçait la paix, la stabilité et la sécurité du Japon et de la communauté internationale”.

Les autorités américaines en ont profité pour réaffirmer leur soutien militaire “de fer” au Japon et à la Corée du Sud.

Simple démonstration de force ou préparation à un essai nucléaire ?

Peu de temps après le lancement des trois missiles, le bureau présidentiel sud-coréen a déclaré que le pays avait détecté des signes indiquant qu’il s’agissait d’une “expérience” pour un essai nucléaire.

Cependant, rien n’est certain.

Ce communiqué peut également être interprété comme une réponse aux discussions entre les présidents des États-Unis et de la Corée du Sud sur les futurs exercices militaires conjoints.

Le Guardian rapporte que les deux hommes ont envisagé de déployer les moyens militaires américains les plus puissants en Corée du Sud, afin de contrer la menace posée par Kim Jong Un.

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