Les internautes se sont emparés de la question du lycéen pour critiquer les nominations de certains ministres.
Une lycéenne qui inspire les réseaux sociaux. Jeudi, alors qu’Emmanuel Macron était en déplacement dans le Tarn, une jeune femme l’a interpellé au milieu d’une foule. “Vous avez mis à la tête de l’Etat des hommes accusés de viols et de violences faites aux femmes. Pourquoi ? Répondez-moi”, a-t-il demandé.
Le président de la République a répondu qu’il encourageait la liberté d’expression, mais cela n’a pas suffi à satisfaire la jeune femme. “Je n’avais pas de réponse”, a déploré la jeune de 18 ans prénommée Laura auprès de BFMTV. Et elle ne semble pas être la seule frustrée par les explications du chef de l’Etat.
“Bonjour @EmmanuelMacron”
Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes, pour la plupart issus de milieux féministes, ont repris les propos de la lycéenne pour interpeller le président.
“Bonjour @EmmanuelMacron, pourquoi mettez-vous à la tête de l’Etat des hommes accusés de viols et de violences faites aux femmes ?”, pouvait-on lire sur Twitter, le tout agrémenté du hashtag #LaQuestionDeLaura. Une manière de blâmer le voisin de l’Elysée pour avoir nommé au gouvernement Gérald Darmanin ou Damien Abad.
Vendredi dernier, ces tweets étaient à la mode sur les réseaux sociaux en France, avec plus de 55 300 messages publiés ce dimanche. Parmi les personnalités qui ont posé la fameuse question figurent des féministes comme Caroline De Haas, des politiques comme la candidate aux législatives du Nupa Charlotte Minvielle, ou encore des influenceuses comme l’historienne et publiciste Manon Bril.
Une « intimidation » des gendarmes ?
Malgré l’ampleur du phénomène, Emmanuel Macron n’est pas revenu sur l’enjeu qui s’est déroulé dans les dernières heures de la campagne pour les législatives. Cette affaire a cependant pris une autre dimension après que les gendarmes ont pris l’initiative de rendre visite à Laura alors qu’elle était en route ce vendredi. Concrètement, on lui a proposé de porter plainte car il avait été défini comme victime d’agression sexuelle, avant d’expliquer qu’il n’aurait pas dû rejeter le président de cette manière.
Face au tollé sur les réseaux sociaux, la gendarmerie a voulu se faire pardonner. “Nous voudrions nous excuser si notre approche pour la rencontrer au lycée a été mal comprise et qu’elle nous considère mal à l’aise”, ont-ils écrit. Laura n’a pas jugé nécessaire de commenter de telles fabrications.”