C’est l’un des principaux enjeux de cette élection législative : combien de députés aura la Nouvelle Union populaire, écologique et sociale (Nupes) après les élections ? Après le premier tour, il est encore trop tôt pour connaître le nombre de députés de gauche à l’Assemblée nationale. La Nupes est au coude à coude avec Together ! à quelques milliers de voix d’écart. Cette coalition emmenée par Jean-Luc Mélenchon s’est classée dans 376 circonscriptions dimanche 12 juin, contre 146 pour les différents partis en 2017.
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La France insoumise (LFI), Europe Ecologie-Les Verts (EELV), le Parti socialiste (PS) et le Parti communiste français (PCF) affichent des résultats très différents. La France rebelle, qui comptait le plus de candidats dans ce deal, fait de son mieux en se classant dans près de 40% des circonscriptions. Quatre de ses candidats ont été élus dès le premier tour.
LFI : quatre députés déjà élus, entre 96 et 115 sièges selon les projections
Les candidats de La France insoumise constituaient le plus gros contingent du Nupes, avec 326 représentants sur la ligne de départ. A la veille du premier tour, le match de Jean-Luc Mélenchon est classé dans 216 circonscriptions, qu’il tentera de remporter dimanche prochain, avec pour objectif d’être le premier rival d’Emmanuel Macron.
Selon les premières projections d’Ipsos-Sopra Steria, le principal parti de gauche peut espérer remporter, à lui seul, entre 96 et 115 sièges pour la prochaine législature, bien au-delà des 17 sièges dont il disposait jusqu’ici.
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Dans le détail, la formation de gauche radicale envoie déjà plusieurs représentants à l’Assemblée nationale. Danièle Obono (Paris), Sarah Legrain (Paris), Sophia Chikirou (Paris) et Alexis Corbière (Seine-Saint-Denis) ont été choisis ou réélus au premier tour. D’autres cadres de LFI affichent d’excellents scores, comme Bastien Lachaud (59,04 % en Seine-Saint-Denis), Aurélie oublie (54,84 % en Seine-Saint-Denis), Eric Coquerel (53,81 % en Seine-Saint-Denis), Adrien Quatennens . (52,05% au Nord), ou encore Ugo Bernalicis (43,49% au Nord).
EELV et écologistes : entre 20 et 30 places selon les projections
Europe Ecologie-Les Verts et les différents partis du pôle environnemental ont été la deuxième force du Nupes, avec 100 candidats investis dans le cadre de cet accord organisé début mai. Dimanche prochain, les écologistes peuvent encore espérer conquérir 76 circonscriptions dans lesquelles ils se sont qualifiés pour le second tour.
La formation de Julien Bayou, lui-même en vote très favorable dans le 5e arrondissement de Paris, pourrait constituer un contingent de 20 à 30 députés d’ici cinq ans, selon les premières projections d’Ipsos-Sopra Steria. Sauf catastrophe pour EELV, le parti écologiste pourra donc compter sur un groupe parlementaire, qui n’avait tout simplement plus de député depuis 2017.
Plusieurs personnalités environnementales sont en position favorable, comme Julien Bayou (48,88 % à Paris), Sandrine Rousseau (42,9 % à Paris), Eva Sas (41,7 % à Paris), Cédric Villani (38,20 % en Essonne), Sandra Regol ( 38,07 % dans le Bas-Rhin) ou Hubert-Julien Laferrière (34,82 % dans le Rhône).
PS : entre 24 et 29 places selon projections
Après être passé de 577 candidats en son nom propre à seulement 70 sous les Nupes, le Parti socialiste a abordé ce premier tour des législatives dans une situation moins confortable qu’en 2017. Après le premier tour, celui-ci était pourtant classé en 52 circonscriptions. , sans compter la poignée de dissidents socialistes qui pourraient être élus dimanche.
Selon les premières projections d’Ipsos-Sopra Steria, le PS pourrait remporter entre 24 et 29 sièges, alors qu’il comptait un groupe de 28 parlementaires de 2017 à 2022, après le quinquennat de François Hollande.
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Les socialistes engagés dans le Nupa obtiennent de bons scores dans plusieurs dizaines de circonscriptions. C’est le cas du premier secrétaire Olivier Faure (46,9 % en Seine-et-Marne), Guillaume Garot (49,62 % en Indre-et-Loire), Christine Pirès Beaune (41,84 % dans le Puy-de-Dôme), Boris Vallaud . (40,16 % dans les Landes) ou Jérôme Guedj (38,31 % dans l’Essonne).
PCF : entre 10 et 16 places selon projections
Y aura-t-il encore un groupe parlementaire communiste après ces élections législatives ? Le PCF, qui présentait 50 candidats au sein du Nupes, ne s’est présenté que dans 32 circonscriptions, rendant difficile l’obtention de 15 sièges, seuil minimum pour former un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale.
Selon les premières projections d’Ipsos-Sopra Steria, les députés communistes auraient entre 10 et 16 députés pour la prochaine législature. S’il n’atteint pas les 15 députés nécessaires pour constituer un groupe parlementaire, il pourrait tenter de rencontrer avec lui des élus d’outre-mer, comme lors de la précédente législature.
Les principaux candidats du PCF s’en sortent toujours bien dans leurs circonscriptions et peuvent espérer être réélus d’ici une semaine. C’est notamment le cas de l’ancien candidat à la présidentielle Fabien Roussel dans la 20e circonscription du Nord (34,13%) ou André Chassaigne, président du groupe actuel à l’Assemblée nationale, dans la 5e circonscription du Puy-de-Dôme (49,13%) . »). D’autres cadres du PCF votent pour, comme Stéphane Peu (62,85 % en Seine-Saint-Denis), Elsa Faucillon (54,26 % dans les Hauts-de-Seine) et Sébastien Jumel (37,66 % en Seine Maritime).